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J’imagine que de nombreux débutants se posent, à juste titre, cette question. Mon expérience personnelle a été positive, de ce point de vue, mais j’aimerais savoir quelle a été l’expérience des collègues plus chevronnés. |
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Je pense que cela dépend des professeurs, de leur caractère, de leur carnet de commande, également de la culture du pays. Enfin, du talent du jeune diplômé(e). J'ai fait des expériences différentes dans deux écoles d'interprétation / pays différents... Courage aux jeunes! |
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Tout à fait d'accord Danielle. Moi, j'ai commencé à une époque (1989) et sur un marché (Allemagne) où nous n'avions aucun soutien ni aucune information concernant le démarrage dans la profession. Heureusement que les choses ont changé. Les associations professionnelles offrent également beaucoup de renseignements pratiques et de conseils. Il n'y a pas que les anciens professeurs/formateurs qui puissent être mentors. En Allemagne, l'association nationale des interprètes de conférence (VKD) a mis sur pied un programme qui met en relation jeunes collègues et interprètes plus expérimentés et déjà établis dans le métier et qui leur permet ainsi de bénéficier d'un soutien et de conseils personnalisés. excellente initiative!
(11 Apr '12, 14:58)
Danielle
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Je ne peux répondre qu'à titre personnel. Il m'est arrivé de prendre dans mon équipe des jeunes collègues qui m'avaient été recommandés. Malheureusement, la prestation a souvent été très médiocre ou même insuffisante et j'ai perdu des clients. Depuis que j'enseigne, je ne prends ou ne recommande plus que les étudiants ou les débutants dont la performance en cours m'a convaincue. Le niveau exigé pour la réussite aux examens variant grandement entre les écoles de formation, le fait d'avoir passé un diplôme ne me suffit pas comme référence. Par contre, j'aime beaucoup intégrer de jeunes collègues dans une équipe. |
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Je pensais surtout aux enseignants connaissant bien leurs propres étudiants et sachant de quoi ils sont capables, bien que jeunes diplômés. Mon expérience a peut-être été exceptionnelle, à une époque où le travail ne manquait pas, mais je dois dire que je n’ai eu qu’à me féliciter de l’aide de mes profs. J’ai d’abord eu une première journée de travail avant même mon diplôme, en plein mois de mai, alors que tout Paris était occupé ; puis à l’automne un travail en bénévole pour Amnesty, sur la recommandation de l’une de mes profs (ce qui fut mon véritable baptême du feu en cabine) et un contrat ou deux de la part de certains qui étaient amenés à constituer des équipes ; et finalement une de mes profs m’a recommandée à un recruteur pour une date à laquelle elle-même était prise. C’est souvent comme cela qu’on commence dans la profession et je crois que les enseignants ont un véritable rôle de mentor à jouer dans l’insertion de leurs étudiants. |