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Récemment l’un de mes clients réguliers a annulé une réunion d’une journée à 50 km de mon domicile (2 heures de travail, 2 interprètes) au motif que de fortes chutes de neige avaient été annoncées. Préavis : 24 heures, alors que la documentation avait été étudiée et que le contrat prévoyait une clause d’annulation avec versement de 100% de la rémunération en cas d’annulation.

Le client m’ayant fait valoir que les autres fournisseurs n’avaient pas facturé la totalité de leur prestation et que la réunion se ferait certainement à la fin du mois, j’ai expliqué que les honoraires des interprètes couvraient aussi tout le travail de préparation qui avait été fait et que je n’étais pas certaine du tout que la même équipe soit disponible à la fin du mois. J’ai fini par consentir une remise de 10% pour faire un geste. Cela dit, je n’ai plus eu de nouvelles du client depuis lors… Coïncidence ?

Quelle est la pratique habituelle en la matière ? Je ne parle pas des cas de force majeure, mais d’annulation pure et simple d’une langue ou d’une réunion.

asked 08 Apr '12, 02:22

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Danielle
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edited 09 Apr '12, 03:57

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Delete ♦
73481533


As far as I'm concerned, if they sign a contract saying, "If you cancel, you pay 100%", then if they cancel, they should pay 100% (unless of course the interpreter obtains work elsewhere for that period). Freelance interpreters do not sell interpretation, per se. We sell our daily availability to interpret for whomever may speak our languages on that day. So if they make us unavailable for other work, and then try to wriggle out of compensation, they're essentially taking something without paying for it. The fact that someone may or may not end up listening to or speaking our languages on that particular day is not really at issue.

It's sort of like paying a deposit on an apartment and then deciding not to move in the day before the scheduled date. If the landlord cannot rent that apartment to someone else for that month, than normally the would-be tenant wouldn't get back their security deposit. The landlord shouldn't have to lose a month of rent just because the would-be tenant changed their mind. Otherwise, there's little point in having a contract at all.

I've been on the receiving end twice of "arrangements" made to mitigate the costs of cancelling, neither one of which ultimately materialized in further work. In one case, it never even materialized in the reduced compensation. I think that if they start off by trying not to pay what they agreed to, it's not a good sign.

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answered 09 Apr '12, 14:01

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Jonathan
39626

Je viens d'avoir des nouvelles du client qui avait annulé cette première conférence et elle est effectivement reprogrammée pour juin. Il revient vers moi et je pense que je pourrai prévoir les mêmes interprètes, vu qu'ils avaient déjà étudié la documentation. C'est donc la preuve qu'on ne perd pas forcément un client si on exige une compensation pour le "coût d'opportunité" et la rémunération du travail de préparation. Cela dit, il n'est pas impossible que le petit geste de 10% ait aidé la pilule à passer...

Je préfère ce petit geste à une clause "échelonnée": indemnisation, en cas d'annulation, à hauteur de 20% par exemple si la conférence est annulée 6 mois à l'avance, 50% si c'est 3 mois à l'avance et 100% si c'est 1 mois à l'avance. Je ne pratique cette formule que pour les gros congrès (avec une cinquantaine d'interprètes par ex.) où les contrats sont souvent signés 10 ou 12 mois à l'avance. Et j'essaie de prévoir une compensation à hauteur de 100% pour une annulation même avec 2 ou 3 mois de préavis, car dans notre profession il n'est pas rare d'être recruté plusieurs mois à l'avance. Imaginez que vous refusez les J.O. ou les Paralympiques de Londres parce que vous avez accepté 1 semaine de conférence ailleurs. Si cette semaine de conférence vous est annulée sans indemnisation adéquate, vous aurez renoncé à 3 semaines de travail pour rien. Il est impératif de se couvrir contre ce type de choses et de l’expliquer aux clients.

Il ne faut pas oublier que les interprètes sont des opérateurs économiques et qu’ils doivent s’adapter à leurs marchés ou à la situation économique, eux aussi, sous peine d’être perçus comme des professionnels peu flexibles murés dans leur tour d’ivoire… Lorsque vous opérez sur un marché en pleine récession comme l’Espagne, où les fonctionnaires ont vu leur salaire être réduit de 5% ; où les tarifs imposés par le Ministère des AE sont de 20 à 25% inférieurs à ce qui est généralement facturé sur le marché privé ; et où 2 millions de familles ont TOUS LEURS MEMBRES au chômage, il est clair qu’un petit geste commercial ne fait pas de mal, pourvu que vous expliquiez clairement les principes.

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answered 14 Apr '12, 02:58

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Danielle
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edited 17 Apr '12, 15:23

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Vincent Buck
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Danielle: Now wait for this client to ask you for a reduced fee because the interpreters have already been paid for the preparation work they did for the assignment that was cancelled... ;-)

(14 Apr '12, 11:12) Oliver

Ok, I'll assign different interpreters ;-)

(14 Apr '12, 11:16) Danielle

L'interprète vendant son savoir-faire pour un créneau bien déterminé (au contraire d'un traducteur qui organise son travail comme il l'entend, dans le respect du délai de livraison), tout contrat d'engagement doit prévoir une solide clause d'annulation. Il me paraît de loin préférable de faire viser tout modèle de clause par un avocat du pays dans lequel l'interprète est établi.

Si un client, nouveau ou de longue date, avec qui j'ai contracté directement devait annuler à plus ou moins court terme et tenter d'obtenir "un geste" en laissant entendre que la conférence n'est que partie remise, je pourrais lui proposer non pas de déroger à la clause d'annulation du contrat qui vient d'être annulé mais de reporter le geste au contrat de remplacement à venir, le cas échéant, et sans garantie.

J'en profiterais en tout cas pour expliquer au client que l'interprète vend sa compétence et son savoir-faire, mais ne disposant pas du don d'ubiquité, il ne peut le faire que pour une conférence par jour, dans le meilleur des cas.

Pour les engagements qui nécessitent un déplacement plus ou moins long, il va de soi que les frais de voyage ne sont pas dus à moins qu'ils aient été effectivement encourus. Pensons notamment aux billets d'avion bon marché mais non-échangeables.

Par contre, même si je suis tout disposé à détailler le total d'une offre, je suis peu enclin à le ventiler pour tout ce qui concerne la rémunération du temps de l'interprète : temps de préparation, honoraires, indemnité de déplacement. En ce qui me concerne, c'est sur la totalité de la rémunération que doit logiquement porter la clause d'annulation. Pour les conférences techniques, il m'arrive souvent de commencer la préparation avant l'arrivée (hypothétique) des documents sur la base de l'ordre du jour, de la liste des orateurs, et des thèmes qui seront abordés.

Par ailleurs, l'expérience me pousse à ajouter qu'il n'est pas forcément simple de se faire payer par un client, notamment étranger, malgré un contrat béton en bonne et due forme. Ce qui justifierait selon moi le paiement d'arrhes pour les nouveaux clients ou les clients dont le profil est risqué. Si la pratique est bien ancrée dans certains secteurs, notamment la traduction, elle ne me semble pas l'être pour l'interprétation de conférence.

J'ajouterai enfin que les interprètes-conseils recrutant de grandes équipes doivent prendre des précautions supplémentaires, étant donné qu'ils s'engagent aussi vis-à-vis des interprètes recrutés.

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answered 14 Apr '12, 16:57

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Vincent Buck
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...entièrement d'accord et avec le principe et avec la stratégie :-) ie "petit geste" s'il le faut de préférence à échelonnement dans le temps, genre agence de voyage.... précisément parce que nous ne sommes pas, d'après moi, une "commodity" http://interpreting.info/questions/594/are-we-taking-commoditization-sitting-down-other-than-in-the-booth .

Pourtant, "100% de rémunération" avec ou sans approche/déproche, le cas échéant? Avec, d'après moi, pour les raisons évidentes... mais à ma surprise ceci ne semble pas être aussi universel que je l'aurais cru ("why should you be compensated for travelling time when you never did travel?")... qu'en pensez-vous?

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answered 14 Apr '12, 15:11

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msr
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edited 14 Apr '12, 15:34

Il est vrai que si l'on vous "retient" pour voyager et que l'on vous "libère" ensuite en annulant, on devrait vous payer pour la journée perdue. Cela dit, comme les institutions européennes (et certaines onusiennes) ne prévoient pas d'indemnité pour le temps d'un voyage non effectué, ceci a déteint sur le marché privé où les journées de voyage non effectuées ne sont généralement pas rémunérées, sauf convention expresse contraire.

(14 Apr '12, 16:28) Danielle

Merci Danielle :-). Tes deux exemples sont encore plus intéressants que tu ne t'es peut-être rendu compte: Bruxelles le fait en effet...mais par le biais de la mutation unilatérale des contrats-mission annulés en contrat-domicile (!) ce que, IMHO, revient à reconnaitre que pour les contrats-mission approche/déproche seraient bien dus. Quant á la famille NU je suis justement devant ma 2ème instance d'arbitrage à ce sujet (et il se peut fort bien que j'aille jusqu'au tribunal BIT) puisque d'après moi l'accord ne leur permet pas de ne pas compenser les journées de voyage en cas de contrat annulé... tjrs est-il que dans un cas comme dans l'autre, nos accords devraient être plus clairs là-dessus. Finalement, mes contrats privés spécifient bien que le temps de voyage fait partie de la rémunération (aussi fiscalement) et est donc inclut dans le montant à payer en cas d'annulation :-).

(17 Apr '12, 07:10) msr

Il ne faut pas oublier que les interprètes sont des opérateurs économiques et qu’ils doivent s’adapter à leurs marchés ou à la situation économique, eux aussi, sous peine d’être perçus comme des professionnels peu flexibles murés dans leur tour d’ivoire… Lorsque vous opérez sur un marché en pleine récession comme l’Espagne, où les fonctionnaires ont vu leur salaire être réduit de 5% ; où les tarifs imposés par le Ministère des AE sont de 20 à 25% inférieurs à ce qui est généralement facturé sur le marché privé ; et où 2 millions de familles ont TOUS LEURS MEMBRES au chômage, il est clair qu’un petit geste commercial ne fait pas de mal, pourvu que vous expliquiez clairement les principes. Cela dit, dans une situation idéale, je suis entièrement d’accord avec Vincent.

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answered 17 Apr '12, 06:35

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Danielle
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