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Combien de jours travaillent environ les collègues à la Commission européenne ? Y a-t-il des interprètes indépendants qui en vivent exclusivement ?

asked 28 Sep '15, 04:48

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Illana
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Gaspar ♦♦
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Combien de jours travaillent environ les collègues à la Commission européenne ?

Il n'y a pas de chiffres publiés à ce sujet, mais l'AIIC a collecté quelques données parmi ses membres qui donnent une idée :

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Source et résumé de l'étude dont sont tirés les chiffres.

Comme freelance débutant basé à Bruxelles, 40 à 60 journées de travail par an (soit 1.000 à 1.500 euros par mois, avant déduction des cotisations d'indépendant) sont déjà pas mal.

Y a-t-il des interprètes indépendants qui en vivent exclusivement ?

Oui. Après, le nombre de jours d'engagement dépend du nombre de langues, de leur demande & couverture et de la qualité du travail presté.

S'il est possible de ne vivre que de ce marché, ne se destiner qu'à celui-ci dès les études est un pari risqué, car on reste sur le carreau, à défaut de plan B, en cas d'échec au test d'accréditation - dont le taux de réussite ne dépasse par les 30%.

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answered 28 Sep '15, 07:46

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Gaspar ♦♦
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edited 28 Sep '15, 08:06

Dommage que le SCIC ne publie pas d'informations là-dessus. Ca serait vraiment intéressant pour voir un peu à quoi s'attendre. Merci pour toutes ces informations précieuses.

(28 Sep '15, 08:11) Illana

Mais ya vraiment pas une moyenne parmi les interprètes freelance travaillant pour la Commission?

(28 Sep '15, 08:56) Illana

Faire la moyenne entre le collègue qui ne va pas avoir de travail, parce que accrédité avec une combinaison qui n'est plus demandée (ou simplement basé hors de Bruxelles), et celui qui a cinq langues C et 20 années d'excellents services au compteur, le chiffre obtenu ne serait pas pertinent.

Ce qui est plus parlant, c'est de dire que dans l'unité française, le collègue moyen a quatre langues C (trois étant le minimum pour entrer).

Le mieux qu'on puisse faire c'est ne jamais rien considérer comme acquis, continuer à évoluer, tant en qualité qu'en quantité de langues offertes, ce qui devrait logiquement amener une augmentation du nombre de jours de travail proposés... sauf lorsque la demande dans son ensemble est en baisse, ce qui est le cas cette année, de 27% pour les freelance, comparé à l'année dernière.

(28 Sep '15, 09:58) Gaspar ♦♦

30% c'est énorme. Ca fluctue d'une année à l'autre? Ca pourrait remonter?

(28 Sep '15, 10:14) Illana

Difficile à dire sans boule de cristal. Je préfère être pessimiste et agréablement surpris que naïf et déçu. :-)

Deux éléments à prendre en compte :

1) Les clients qui s'habituent à ne communiquer qu'en anglais reviennent rarement sur leur décision, surtout une fois le budget interprétation réaffecté à d'autres usages.

2) L'essor d'une nouvelle langue, le globish, ne favorise pas la recrudescence de la demande tous azimuts. L'interprétation devient plus un luxe qu'une nécessité (et doit alors avoir toutes les caractéristiques d'un produit haut de gamme, à commencer par la qualité).

(28 Sep '15, 10:43) Gaspar ♦♦

Mais le globish s'applique-t-il vraiment aux institutions? Je trouve qu'une diminution de 30% en l'espace d'un an c'est énorme. Qui dit que ca ne va pas continuer?

(28 Sep '15, 10:48) Illana
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The decision to recruit interpreters is also a political one. And politics can change over night. In 1995 when Sweden joined the EU anyone with a hint of Swedish was effectively promised a golden future and indeed they got a stack of work for those first years. But in 2003 the EU Council changed the way it paid for interpreting. Instead of paying for interpreting for Member States it gave them a flat rate amount and the choice of paying for interpreting themselves or bringing a second delegate to the meeting with that money. Demand for Danish and Swedish interpreting dropped dramatically from one day to the next. In 2012 the European Parliament cut its interpreting budget by 10%, which since you can't save money on staff (who do 1/2 the work at the EP) equated to a 20% cut to the freelance budget. At the same time a rule on the maximum number of meetings allowed at any one time meant that the bigger booths were hit hardest: -35% on long-term recruitment for the EN booth; -50% for the DE booth etc And now we have -30% at the Commission/Council as described by Gaspar. In short, big shocks are not uncommon.

(28 Sep '15, 15:22) Andy
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last updated: 28 Sep '15, 15:22

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