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Bonjour,

Je suis presque à la fin de mes études de premier cycle universitaire et ayant un goût prononcé pour les langues, je songe à m'orienter vers un master en interprétation de conférence. Je parle couramment le français (langue maternelle), l'anglais (j'étudie au Royaume-Uni). J'ai un bon niveau d'espagnol (j'y suis actuellement dans le cadre du programme Erasmus), et cela fait deux ans que j'apprends l'allemand. Je vais d'ailleurs passer mon deuxième semestre en Allemagne. Mais voilà, bien que j'ai entendu beaucoup de bien du métier d'interprète de conférence, me confortant dans l'envie de pourquoi moi aussi me lancer dans cette voie, j'ai aussi cru comprendre que les débuts sont assez difficiles. A quel point est-ce difficile? Combien d'année faut-il avant d'avoir une situation stable? Est-il possible d'obtenir un poste permanent dans une institution internationale directement après le master? Si je me lance avec une combinaison: FR (A), EN (B) , ES (C) quelles seront mes chances de survie?

Merci d'avance pour votre aide.

asked 15 Dec '14, 10:49

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Ferriane
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edited 15 Dec '14, 11:22

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Vincent Buck ♦♦
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Merci beaucoup pour vos réponses qui m'éclairent un peu plus sur la réalité du marché. Donc si j'ai bien compris il va me falloir beaucoup de motivation, de ténacité et de patience pour réussir dans cette voie. Je vais essayer de mettre mon semestre en Allemagne à profit pour pourquoi pas arriver à en faire une langue C dans le futur.

(15 Dec '14, 18:51) Ferriane
1

Comme tu sembles enchaîner les mobilités à l'étranger, n'oublie pas l'importance de chérir et d'entretenir aussi ta langue A avant que ne s'installent calques et autres parasites. Bonne chance !

(16 Dec '14, 11:32) Gáspár ♦

Hello! Congratulations on your desire to become a conference interpreter - I have been working in this field for 27 years and wanted to be an interpreter since I was 12 (without even knowing what it involved), and I am still thrilled. I was lucky, because while knowing nothing about the profession other than that I loved languages, my background really helped me. My father was a professor of English literature at our local university, my mother was in politics and then ran a local newspaper. They both talked politics at every level all the time. Moreover, I started working for my mom selling advertising for her newspaper when I was 12 years old. So I was from a well-read, semi-well travelled, and well-educated background, and was earning my own pocket money since I was 12. All this helped immeasurably, as many of the delegates I worked with when I started out were much older than I, but I was able to hold my own in conversation, when negotiating, or when interpreting, despite being/looking so young.

The one thing no one tells you in interpreting school - or beforehand - is that you will be a small business. You will be your own marketer, negotiator, performer of services, accountant, recruiter, researcher, etc. etc. As Gaspar said, you usually either sink or swim; it is rare for someone to interpret only sometimes, unless they also work as a translator (where all the above skills still play a large role). And those who tend to swim are those who realize early on that knowing languages (plus the history and culture of the countries that speak those languages) tends to be only the beginning - a very good beginning, but not enough to succeed. Not anymore, and especially not in the current business climate.

Also, if you want a staff position nowadays, you are up against a much larger number of competitors. Even if you have a language combination that the organization seriously needs, you will be expected to work at the same level as someone who has been freelancing for that organization for a while. Organizations very rarely have training sessions anymore.

So if you can get over the hurdle of the beginning of your career, and you are able to adapt to your market, this is not such a precarious career. But it is a very rare graduate who can hit the ground running, especially as so many schools don't teach a language combination that will make you marketable from the beginning.

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answered 15 Dec '14, 16:21

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JuliaP
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A quel point est-ce difficile? Combien d'année faut-il avant d'avoir une situation stable? Est-il possible d'obtenir un poste permanent dans une institution internationale directement après le master? Si je me lance avec une combinaison: FR (A), EN (B) , ES (C) quelles seront mes chances de survie?

Il est difficile d'exprimer la difficulté globale. Il faut réussir à entrer dans une école d'interprétation, en sortir avec un diplôme, puis entrer dans la profession. A chaque étape, un taux considérable de prétendants se casse la figure et passe à autre chose.

S'il est possible de présenter et de réussir un concours dès le lendemain de l'obtention du diplôme, rien que pour des raisons de calendrier, il est peu probable que ça arrive. En règle générale, on débute comme interprète indépendant accrédité par une organisation ou institution, le test pour être accrédité est organisé plus régulièrement (ordre de grandeur : une ou deux fois par an) que le concours qui vise à recruter des fonctionnaires. Quelques années de vie de freelance, c'est généralement la règle avant qu'une minorité ensuite ne choisisse cette voie et n'accède à un poste de permanent.

La combinaison que tu brigues est courante et d'un intérêt restreint pour l'ONU ou l'UE, il te faudrait rajouter le russe ou l'allemand, respectivement, pour avoir le profil actuellement recherché. Sur le marché privé, pour arriver à t'implanter, le niveau de ton anglais B devra être suffisamment bon (cet article décrit le niveau à atteindre) pour faire concurrence à tes pairs, de même que ta technique.

Dernière précision : la sélection naturelle qui s'opère entre prétendants est assez binaire. On nage ou on coule. De ce fait, je ne dirais pas que la profession est précaire. En revanche, nombreux débutants qui n'ont pas toutes les cartes en main pour avoir un bon jeu se retrouvent dans une situation qui elle l'est extrêmement, puis se réorientent, à défaut d'avoir suffisamment de travail pour payer les factures.

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answered 15 Dec '14, 15:59

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Gáspár ♦
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edited 15 Dec '14, 16:12

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question asked: 15 Dec '14, 10:49

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last updated: 16 Dec '14, 11:32

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