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Bonjour !

Ayant du mal à décider de ce que sera mon orientation post-bac, et ayant de nombreuses interrogations, ça m'aurait beaucoup aidé d'avoir -en plus de ceux que l'on peut trouver sur le web- vos témoignages, interprètes professionnels que vous êtes, et de savoir quelles études vous avez faites, où ça, ainsi que les séjours à l'étranger, les stages, ... La forme idéale pour cette question serait que chacun parle de son cas, et ce de façon à pouvoir constituer une sorte de "base d'archives", afin d'aider toutes les personnes dans mon cas, des lycéens/étudiants voulant devenir interprète de conférence et cherchant un peu de lumière dans l'obscurité de l'orientation professionnelle ...

Merci d'avance !

asked 12 Dec '14, 10:48

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Thomas
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edited 12 Dec '14, 11:02

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Gáspár ♦
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I studied 2 of the 3 languages I know work from at undergraduate level. Though to be perfectly honest it was all rather a waste of time until I'd spent my third year abroad and actually understood the languages to a level that make reading (and therefore literature studies) a reasonable prospect. I didn't my start interpreting course for 2 years after graduating - time I spent abroad doing other stuff.

Age and experience is also a factor in interpreting - it's not just what you've studied but what you've done. Starting interpreting studies (a one or two year course) at 22 makes you a very young interpreter. 30 is still young once you're on the market. And there are plenty of places where at 40 you're still the youngest interpreter in the room. As such taking a job abroad is just as good an idea as studying abroad.

If you want to study languages my advice is to go abroad BEFORE you study them. Then you'll get more out of the degree. And you'll pick up some life-experience on the way.

Studying something other than languages abroad can work, no doubt about it. But the statistics of this thread are a bit suspect. If you're looking for interpreters who either studied languages, or who didn't, then I think you'll find a lot of both. It covers everything and everyone after all! I think you find a lot of interpreters studied languages and sort of naturally found their way to interpreting thru that earlier interest in languages. Whereas once you've studied something else your life has taken a different direction and it's a bigger detour to get back to interpreting. (But worth making if you haven't forgotten you wanted to be an interpreter by then).

I wouldn't want to say one path is better than another per se. In the end you should study what you want to study and where you want to study it. And not just because maybe, one day, according to a couple of guys on an internet Q&A, it might help you become a conference interpreter in the distant future! ;)

Another thing... it's probably quite risky to be deciding you want to be an interpreter already. 1) because you have no way of knowing whether you have the aptitude for the languages or the interpreting, and 2) because some people (not Gaspar or me I suspect) will tell you it's a profession with a bleak future.

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answered 13 Dec '14, 08:27

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Andy
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edited 13 Dec '14, 09:10

Réponse abstraite :

La formule la plus efficace consiste, selon moi, à poursuivre des études NON-LINGUISTIQUES (économie, droit, sciences politiques, sciences ...) dans les pays de ses langues de travail. On apprend beaucoup mieux une langue lorsque celle-ci n'est pas l'objet de l'enseignement mais son support. Une formation de type LLCE ou LEA en France confère rarement les compétences linguistiques et extra-linguistiques requises pour un futur interprète.

http://interpreting.info/questions/3648/etudes-post-lycee-llce-double-diplome-prepa/3674

Je ne suis pas sûr qu'une liste soit d'une grande pertinence. Les parcours sont très divers, certains réussissent malgré des études purement linguistiques, mais ils sont l'exception de ceux qui suivent cette voie là. Sur des centaines d'étudiants en première année de licence de traduction-interprétation (pour les écoles qui offrent une licence), il y a un décantage en cours de route qui fait qu'ils ne sont que dix à vingt fois moins en dernière année de master en interprétation de conférence. Encore moins décrochent leur diplôme et deviennent in fine interprètes. En même temps, il est difficile que quantifier le nombre de gens ayant tenté et réussi d'en venir à l'interprétation par l'un des détours conseillés.

Ajout :

En ce qui me concerne, j'ai grandi dans un environnement trilingue, avec un hongrois domestique et le francais et l'allemand présents dans l'enseignement scolaire. J'ai par la suite pendant six ans fait des etudes de droit en langue francaise, allemande et plus sporadiquement anglaise, le tout principalement en immersion en Allemagne. Puis une anée dans une école d'interpretation belge, moins reputée et sans doute moins sélective à l'entrée que les parisiennes. A défaut de connaitre à l'époque les differences entre les écoles.

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answered 12 Dec '14, 12:25

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Gáspár ♦
6.5k141829

edited 13 Dec '14, 17:28

Là est toute la difficulté effectivement : d'un côté je lis à de nombreuses reprises que LLCE, LEA, tout ça n'est pas super pour une poursuite d'études en vue d'être interprète, et qu'il vaut mieux des études non-linguistiques à l'étranger, mais de l'autre côté, quand je regarde concrètement des témoignages d'interprètes, et notamment leur parcours, ou quand je rentre en contact avec des interprètes en exercice, eh bien qu'est-ce que je constate ? Que sur les 11 témoignages que j'ai trouvé par-ci par là sur le web, 7 parmi les 11 ont fait soit des études LEA ou LLCE, ou des études de traduction (dans les deux cas cependant leurs agrémentées de nombreuses immersions à l'étranger)- et donc des études linguistiques, précisément ce que personne n'a l'air de conseiller sur ce forum. Et pour les interprètes avec qui je peux échanger par mails de façon plus personnelle, deux parmi trois ont également fait des études linguistiques ...

Alors je me dis que les études purement linguistiques n'ont pas l'air d'être si inefficaces que ça ...

(13 Dec '14, 06:40) Thomas
1

C'est le taux de conversion qui fait la différence :

Quelle part de candidats n'ayant fait que LEA/LLCE arrive à entrer dans une bonne école ; quelle part de gens ayant fait interprétation après LEA/LLCE arrivent à devenir interprète. Elle serait inférieure à ceux qui ont un parcours non-linguistique.

Je n'ai pas assez de bouteille pour l'affirmer avec autorité (d'autres très certainement), mais même ma petite expérience empirique corrobore la théorie.

A titre d'exemple dans mon année, les six personnes qui n'avaient fait que des études de langue ont échoué leur examen final et on du être repêchés ultérieurement. Des six autres qui avaient fait autre chose au préalable, nous enregistrions quatre réussites le même jour et deux échecs. Ceux qui avaient réussi avaient au préalable obtenu des masters ou doctorats en économie et gestion, en droit, en géographie ou en études européennes.

Comme il y a plus de gens qui font LEA/LLCE dans l'espoir de faire interprète, les collègues ayant ce background sont bien présents en termes d'effectifs, mais ils représentent une part infime de ceux qui ont tenté de faire la même chose et dont la majorité n'a pas été couronnée de succès.

(13 Dec '14, 07:41) Gáspár ♦

Moi j'aurais une question du même ordre? Est ce qu'un diplôme supplémentaire à un diplôme d'interprétation de conférence influence-t-il la compétitivité d'un interprète? Un interprète titulaire d'un diplôme en droit ou économie a-t-il plus de chances d'être recruté? Ou bien est ce uniquement la combinaison de langues qui entre en compte une fois qu'on se lance sur le marché de l'interprétation? Merci d'avance.

(15 Dec '14, 14:32) Arno
1

You'll be recruited on the standard of your interpreting. It may be that studying law helps you interpret better because do law helped developed your analytical ability and and gave you an understanding of the law. Studying history may give you a better overview of world history and general knowledge.

But neither will make you an interpreter. The bottom line is can you interpret. And that is knowledge of your languages and ability to turn one language into another. Recruiters (who know what they're doing) will often prefer to ask someone who's worked with you, or take objective accreditation as a better indication.

(16 Dec '14, 08:53) Andy
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last updated: 16 Dec '14, 08:53

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