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Bonjour,

Lycée en terminale ES, mes choix d'admission post-bac sont déjà faits, toutefois j'ai encore moyen de les changer.

Intéressé par l'interprétation de conférence et l'enseignement de langues vivantes, j'ai volontairement choisi des études linguistiques. À noter que j'ai passé le concours d'un IEP de province en cursus franco-allemand, mais je n'ai malheureusement pas été admis.

S'offrent à moi plusieurs possibilités :

  • Sorbonne (Paris IV) : bi-licence LLCE Allemand et LLCE Anglais
  • Sorbonne Nouvelle (Paris III) : licence d'Études franco-allemandes avec la FU Berlin (double diplôme) ; deux ans à Berlin, un an à Paris
  • Prépa littéraire Hypokhâgne A/L

La licence d'Études franco-allemandes et la prépa sont sur dossier.

Quel est selon vous le meilleur cursus à choisir pour s'orienter vers l'interprétation ?

Merci d'avance,

Heiko

asked 14 May '14, 09:08

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Heiko
61227

edited 14 May '14, 17:27

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Nacho ♦
73381532

1

Merci pour cette réponse.

En effet, ces choix ne permettent pas d'entrer en école d'interprétation immédiatement après, des séjours prolongés à l'étranger et des études dans des domaines autres sont nécessaires. Quant à l'anglais, dans la licence d'Études franco-allemandes, il est possible de choisir une matière "mineure" (4h30 par semaine en moyenne).

J'ai rencontré ce week-end deux interprètes au Parlement européen de Strasbourg, un Allemand ayant fait la totalité de ses études à l'Université d'Heidelberg et un Belge qui a lui effectué une licence et un master à l'Université de Mons en Belgique.

J'ai lu que les licences généralistes de ce type n'étaient pas recommandés, pourtant ces deux interprètes (plutôt jeunes) interprétaient tout de même pour le Parlement européen. Est-ce conseiller pour un Français d'effectuer ses études d'interprétation à l'étranger -en Allemagne par exemple- avec le français comme langue A, allemand en B et anglais en C (combinaison proposée par les universités d'Heidelberg et Mayence par exemple) ?

(14 May '14, 10:56) Heiko

Pour ce qui est de ceux qui ne font qu'un parcours L1 à M2 en école d'interprétation : Oui, c'est possible. Mais c'est surtout lié au fait que pour un seul qui réussit, il y en a des centaines qui échouent. Donc opter pour ce parcours n'est pas un gage de réussite, très loin de là. Parce qu'encore une fois, user les bancs de la même école ne permet ni d'acquérir les langues comme on les apprendrait en immersion, ni d'apprendre la vie comme on l'apprendrait en baroudant.

Selon les uns et les autres, la probabilité de réussite serait supérieure pour quelqu'un qui a commencé par des études non-linguistiques jusqu'à un niveau master, en immersion, et qui commence ses études d'interprétation après l'âge de 25 ans.

Faire son master d'interprétation dans un pays étranger non-francophone : C'est se compliquer un peu la vie. Il risque d'y avoir moins de profs francophones, or l'essentiel ces années là c'est qu'on fasse davantage progresser ton élocution, ton français et la souplesse de ta langue. Les langues étrangères, ça devrait déjà être acquis avant le master, pour que tu puisses entièrement te concentrer sur l'acquisition des techniques d'interprétation.

(15 May '14, 02:39) Gáspár ♦

Un cursus bilingue à l'étranger, comme celui-ci : Sorbonne Nouvelle (Paris III) : licence d'Études franco-allemandes avec la FU Berlin (double diplôme); deux ans à Berlin, un an à Paris, suivi d'une bonne formation aux techniques de l'interprétation, comme celle dispensée par l'ESIT à Paris ou à Germersheim, tout en bossant ton anglais en allant l'été dans des pays anglophones, me semble effectivement une bonne option. Mieux qu'une hypokhâgne en tout état de cause, si tu ne maîtrises pas d'ores et déjà tes langues. Bon courage!

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answered 14 May '14, 14:10

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Danielle
2.7k5712

La formule la plus efficace consiste, selon moi, à poursuivre des études NON-LINGUISTIQUES (économie, droit, sciences politiques, sciences ...) dans les pays de ses langues de travail. On apprend beaucoup mieux une langue lorsque celle-ci n'est pas l'objet de l'enseignement mais son support. Une formation de type LLCE ou LEA en France confère rarement les compétences linguistiques et extra-linguistiques requises pour un futur interprète.

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answered 16 May '14, 05:14

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leprof
3763

Sans être expert des nuances et subtilités de tous les parcours que tu auras probablement mieux recherché que moi, l'échange avec la FU Berlin semble avoir comme avantage les cours de droit et de sciences politiques, tout en offrant une immersion.

Le cursus permet d’approfondir progressivement les compétences interculturelles et linguistiques des futurs médiateurs franco-allemands dans les domaines de la culture, de l'administration (organismes et institutions bilatéraux, européens, internationaux), des médias, de l'enseignement et de la recherche.

Compétences interculturelles, connaissance des divers acteurs à l'échelle européenne,... pas mal !

Mais il faudrait à ce moment là que tu bosses ton anglais tout seul (ce qui à l'heure d'internet n'est pas insurmontable).

Paris IV : Si tu ne pars qu'un semestre en Erasmus, ça va faire léger. Même deux en réalité, parce que tu passeras plus de temps à parler du mauvais anglais qu'à faire une vraie immersion en langue allemande.

Hypokhâgne, certainement chouette pour la culture classique, mais il manquera peut être l'aspect langues étrangères tant vivantes que vécues sur le terrain.

Cela étant dit, si certains choix d'études peuvent être plus pertinents que d'autres, le bagage que t'apportera la licence choisie ne représentera toujours qu'une partie des compétences à acquérir.

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answered 14 May '14, 10:10

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Gáspár ♦
6.7k141829

En suivant une bi-licence LLCE Allemand et Anglais, en effectuant à la suite un master recherche, pensez-vous que le niveau de langue peut-être valide pour accéder à une école d'interprétation ?

De même, est-ce qu'après avoir effectué l'ENS (en allemand par exemple) et en ayant bien bossé l'anglais en parallèle, l'entrée en école d'interprétation est possible ? Car je viens de lire sur Internet que des interprètes étaient normaliens auparavant...

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answered 18 May '14, 05:20

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Heiko
61227

J'aurais tendance à répondre par la négative. Une formation universitaire française - même à un niveau élevé - ne vous conférera pas le niveau linguistique requis si vous ne faites pas des séjours prolongés (et studieux) à l'étranger. Quant aux interprètes normaliens, c'est la première fois que j'en entends parler.

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answered 18 May '14, 05:42

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leprof
3763

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last updated: 18 May '14, 05:42

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