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Bonjour,

Je compte me lancer dans un master en interprétation dans quelques temps, peut-être l'année prochaine. J'ai l'allemand, l'anglais, l'espagnol (peut-être le russe en réserve). Je me demande de plus en plus si cette décision est vraiment sage. En effet je suis partie pour étudier jusque 30 ans et on me répète de plus en plus qu'il n'est pas possible de vivre de l'interprétation dans l'immédiat voire très difficile d'en vivre de manière générale. Très peu de gens réussissent en fin de master 2 et parmi ces quelques chanceux...beaucoup échouent aux tests d'accréditation...ce qui me pousse à remettre mon choix en question, d'autant plus que je compte faire un emprunt pour financer mon master. Beaucoup me répètent aussi qu'il est très difficile de se faire une place sur le marché privé...et qu'il faut compter 5 ans au moins avant de pouvoir vivre "correctement" de l'interprétation...J'ai peu d'investir les deux prochaines années laborieuses à "fonds perdus" et de le regretter...Que me conseillez-vous?

asked 18 Sep, 13:38

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Illana
91238


Pour répondre à votre question, les "rumeurs" dont on vous a fait part sont des vérités objectives: d'un point de vue purement mathématique, le pourcentage des gens qui 1.) sont acceptées à faire un Master, et puis 2.) ont leur diplôme et puis 3.) réussissent à un test d'accréditation et puis 4.) arrivent à vivre correctement que de l'interprétation est assez faible, pour ne pas dire minime. En plus, ces quelques chanceux généralement prennent des années pour y arriver après d'avoir fini les études, étant donné que le succès dépend largement de la conjoncture économique et institutionnelle en plus des relations personnelles qu'ils arrivent à tisser avec des potentiels recruteurs et collègues. Il va de soi que ces facteurs peuvent très bien s'échapper du contrôle de l'interprète malgré son talent ou son dévouement.

Cela étant dit, vous avez une combinaison linguistique qui est relativement bonne pour plusieurs marchés européens, le travail en soi s'étant précarisé de manière générale on ne trouvera pas forcement mieux ailleurs, et il reste des gens qui sont pleinement épanouies dans l'interprétation et qui font une très bonne carrière. Et puis même dans les professions artistiques où la précarité est la norme, il y a toujours des gens qui s'échappent à la tendance (ex. Céline Dion).

Donc moi si j'avais un conseil à vous donner, ce serait de suivre votre voix intérieure et votre intuition. Si suite à une bonne introspéction, vous êtes certaine au fond de vous que c'est votre vocation de devenir interprète et ces détracteurs n'arrivent pas à vous décourager, ou provoquent même un sentiment de défi, allez-y de tout coeur. Par contre, si vous entendez plutôt que des cloches d'alarmes dans votre tête, il y a certainement une raison et il faut y prêter attention et agir en conséquence. Quoiqu'il en soit, en vous écoutant, vous serrez en conditions d'assumer pleinement votre décision. Enfin, Frank Sinatra a commis plein d'erreurs, mais chanter les paroles de "My Way" n'en faisait pas partie.

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answered 27 Sep, 02:51

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Jonathan
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edited 27 Sep, 04:29

Your age is not an issue. Anything under 40 is perfectly reasonable and over 25 is positively an advantage (because you have more life experience and general knowledge). You mentioned working for SCIC in Brussels in another question. If you live in Brussels there will be no private market as there are already a mass of interpreters based there. If you were to live in Paris you would get less work in Brussels but there's a healthy FR-EN biactive market (so you would need an EN B). Some colleagues get established in their first year on the market, others take longer. Former teachers are usually the first to recruit you, so you should choose a school in the town you want to work on the private market in (eg Paris) and you should be polite and professional DURING the course, because soon you'll be hoping to get work from the teachers! Good luck!

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answered 01 Nov, 06:25

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Andy
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I believe I once read that the average MACI student is about 28. In my group, at least, that was also roughly the case. If anything, those who had jumped straight from a BA were at a disadvantage due to the lack of real world or even any work experience to speak of. I wouldn't want to finish my degree and jump straight into the serious workforce and business of getting accredited at 24, anyway! You're fine :)

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answered 02 Nov, 20:55

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InesdC
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question asked: 18 Sep, 13:38

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last updated: 02 Nov, 20:55

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