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Bonjour,

Je suis Français, actuellement lycéen en terminale ES et je suis intéressé par le métier d'interprète de conférence. J'aimerais travailler avec les langues suivantes : français (A), allemand (b) et anglais (c).

Je me demande actuellement quel chemin vais-je prendre après le bac. Voici les idées que j'ai actuellement :

1) Faire un master (5 ans car licence inclue) en sciences politiques dans un cursus franco-allemand et faire un master (2 ans) en interprétation.

2) Faire directement une licence en traduction/interprétation. Cependant, je ne sais pas quelle école choisir :

Selon vous quel est l'école offrant la meilleure formation et qui est la plus réputée ?

Merci d'avance.

asked 08 Nov '13, 17:20

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Heiko
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edited 11 Nov '13, 06:14

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Angela ♦
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Merci à vous deux pour vos réponses complètes.

Pour résumer, l'idéal est de faire des études non-linguistiques en cursus binational ou bien à l'étranger. Sciences Po en cursus franco-allemand serait donc le meilleur choix. Gaspar, toi qui a aussi fait un cursus de l'UFA en droit, comment était-ce ? J'ai regardé sur Internet, le programme a l'air d'avoir quelques similitudes avec Sciences Po. Dans le droit sont étudiées théories politiques et économiques aussi ? L'admission est-elle aussi difficile que pour Sciences Po ?

Pour la licence à Genève, serait-ce possible de la faire puis de partir deux ans à l'étranger dans une fac par exemple. Et ensuite faire deux ans de master en interprétation ? De même, si je devais faire une licence de traduction, donc linguistique, ce serait mieux de la faire directement en Allemagne je suppose ?

Sophie, la classification que j'ai faite est par rapport à celle de l'AIIC. Je maîtrise -à mon niveau de lycée- mieux l'allemand que l'anglais et je parle mieux allemand qu'anglais. Et je me vois à ce jour personnellement plus faire un retour vers l'allemand, même si au cours d'une carrière d'interprète, tout peut évoluer au niveau des combinaisons linguistiques.

Enfin, je n'ai pas cité les écoles parisiennes car elles ne font pas de licence en traduction (sinon, c'est LEA, mais bon...). L'ESIT ou l'ISIT pourraient être des écoles intéressantes après un master en sciences politiques par exemple.

(10 Nov '13, 12:08) Heiko

Pour le cursus Nanterre/Potsdam, il suffit de réussir un test de langue qui a lieu vers mars/avril avant de débuter les études en octobre de la même année. Inscrit du côté français, j'ai pu passer 5 de mes 6 années d'études à l'étranger. Excellent pour l'immersion. Théories politiques et économiques : Je n'y ai pas eu droit. Mais il y a des cours d'éco en L1 à Nanterre (j'ai directement débuté à Potsdam, y échappant malgré moi).

Genève : Rien ne t'empêche en effet de commencer par une licence là-bas, enchaîner sur un master ailleurs, puis y retourner. Assure toi juste que cette licence ouvre les portes des masters qui t'intéresseraient pour la suite.

Licence linguistique : En général, les écoles se trouvant dans le pays de la langue A sont mieux préparées pour t'enseigner. Ce qui te prive alors d'immersion. D'où l'intérêt de faire d'autres études à l'étranger.

(10 Nov '13, 14:18) Gáspár ♦

Sais-tu si le test de langue pour Nanterre/Postdam est de niveau B1 ? Et il n'y a qu'une épreuve d'allemand ? (rien n'est précisé sur le programme des épreuves sur leur site)

Et il y avait des cours d'anglais dans le cursus franco-allemand que tu as fait ?

Je reste conforté dans l'idée de faire un master dans une matière non-linguistique, puis de faire une école d'interprétation ensuite.

(10 Nov '13, 16:59) Heiko

Les allemands parlent de plus en plus souvent l'anglais dans les contacts internationaux et la combinaison français-allemand est en recul constant depuis une vingtaine d'années. L'ESIT propose des formations quadrilingues (A-B-C-C ou bien A-C-C-C). Et il est vrai qu'apprendre une langue supplémentaire requiert un apprentissage ardu. C'est pourquoi j'ai également suggéré la possibilité de faire de l'anglais un B (ce qui réclame également beaucoup de travail).

(10 Nov '13, 17:14) leprof

Pour les détails relatifs à l'admission, je te suggère de poser tes questions dans le groupe dédié au cursus franco-allemand Nanterre/Potsdam : https://www.facebook.com/groups/acfa.info/

Anglais : Potsdam propose des cours de droit britannique ou de droit américain facultatifs. Excellent pour combiner les connaissances juridiques à la pratique de la langue. Nanterre prévoit des cours de langue, d'un niveau laissant à désirer.

(10 Nov '13, 17:29) Gáspár ♦

Merci pour vos réponses.

  • Je vais me renseigner davantage sur le cursus fr-all Nanterre/Potsdam
  • Au cours d'une carrière d'interprète, pour rajouter une langue de travail, il faut repasser par une école d'interprétation ?

Et si je ne suis pas admis à Sciences Po et que je souhaite alors me diriger vers une licence de traduction/interprétation, laquelle est réputée très bonne ? Celle de la FTI de Genève ?

(14 Nov '13, 13:30) Heiko

Bonsoir,

Il n'est pas nécessaire de repasser par une école d'interprétation pour rajouter une langue de travail.

La FTI genevoise est une très bonne école ; l'ESIT est excellente. En tout état de cause c'est un Master qu'il faut viser (et non une licence).

Bon courage !

(14 Nov '13, 14:00) leprof

Heiko, pour des questions concernant Nanterre/Potsdam, n'hésite pas à m'envoyer un e-mail (visible sur mon profil).

Je suis à Strasbourg le week-end prochain avec la directrice actuelle du cursus pour représenter la formation au Salon des Formations Supérieures Franco-Allemandes. http://www.dff-ffa.org/de/messe/

Si jamais tu es de la région, n'hésite pas aussi à passer. Il y a au moins une école d'interprétation qui fera partie des exposants (ISIT Paris), et probablement aussi des cursus de l'UFA. Qui sait, peut-être que ça vaudrait le coup que tu sautes dans un train même ne partance de Paris pour compléter toutes les infos jusqu'à maintenant collectées. ;-)

(16 Nov '13, 07:02) Gáspár ♦

Est-ce possible d'avoir un bon niveau de langue en faisant une bilicence LLCE Allemand/Anglais pour intégrer une école d'interprétation ?

(15 Feb '14, 05:15) Heiko

Ce n'est pas impossible, mais ça risque de laisser à désirer sur d'autres aspects. Explication : http://interpreting.info/questions/3336/why-do-so-many-drop-out-of-interpreting-programmes-why-is-it-so-hard-a-job-to-get-into

A noter également qu'en 2014, contrairement aux années précédentes, l'anglais et l'allemand comme langues passives ne suffisent plus pour obtenir une invitation à un test d'accréditation à l'UE : http://europa.eu/interpretation/doc/lang_profiles_in_demand.pdf

(15 Feb '14, 06:26) Gáspár ♦

Bonjour, Une licence LLCE - même avec d'excellentes notes - ne suffit pas pour acquérir le niveau de connaissances linguistiques nécessaire pour un futur interprète. La meilleure solution consiste à faire des études supérieures non-linguistiques (sciences politiques, droit, économie, relations internationales etc.) à l'étranger dans les pays de vos langues de travail tout en travaillant assidûment à perfectionner vos connaissances linguistiques.

(17 Feb '14, 16:11) leprof

Ce qui est embêtant est le fait de ne pas avoir la certitude d'être pris en master d'interprétation, d'où l'importance d'avoir des voies de secours.

Dans mon cas, hormis l'interprétation, c'est l'enseignement des langues vivantes qui m'attire. Mais les concours de l'enseignement ont eux aussi leurs exigences et une licence LEA ne permet pas de devenir enseignant.

Comment concilier les deux ? Un parcours permettant de passer sereinement les concours d'entrée en master d'interprétation et de l'enseignement.

(12 May '14, 13:30) Heiko

Par rapport à ce que disent Gaspar et leprof, j’ajouterais qu’une étudiante de ma promo (Genève) a fait une licence LLCE. Je ne sais pas quelle est la part de l’expérience personnelle et celle de sa formation dans son niveau, mais il est clair qu’elle possède d’impressionnantes connaissances culturelles (utiles en interprétation) et une oreille très fine pour les subtilités de l’allemand. Par contre, le parcours LLCE se concentre sur une langue et une aire culturelle. Le risque serait donc que les autres langues de votre combinaison rouillent un peu.

Sinon, si l’enseignement des langues vivantes vous attire, je connais deux profs d’allemand qui ont une licence LEA et un master de communication. LLCE n’est donc pas la seule voie possible bien que j’ignore comment ils ont fait et quel type de contrat de travail ils ont signé.

Pour avoir fait moi-même une année de LLCE (anglais) en parallèle de ma première année de LEA (anglais allemand), j’ai trouvé LLCE plus enrichissant mais moins orienté pratique, mais ça dépend sûrement aussi des universités, voire des enseignants.

(14 May '14, 15:04) mflorian
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Je vais prêcher pour ma paroisse : J'ai fait six ans dans un cursus franco-allemand de l'UFA, non pas en sciences politiques mais en droit (Nanterre/Potsdam). Manifestement, je ne peux entièrement comparer les deux parcours, mais je vais essayer de livrer un mélange d'avis et d'impressions :

Du coté belge, j'ai l'impression que les années de licence dans les écoles d'interprétation ont pour but d'inculquer les fondements (notamment de culture générale) jugés impératifs pour les années de master. De ce que j'observe de loin, les matières ratissent large et sont assimilées de manière superficielle par les étudiants, le temps de réussir l'examen (puis de tout oublier ?). En soi le contenu n'est pas inutile, mais le contexte fait qu'il ne sera pas très enthousiasmant puisqu'il n'y a pas de rapport palpable avec l'interprétation. Bref, cette première expérience peut être vécue comme rédhibitoire.

De plus, dans les écoles qui n'ont pas de numerus clausus ou de sélection équivalente, les années de licence sont une formation de masse avec à l'issue de chaque année un écrémage plus ou moins sélectif et standardisé, ce qui peut également être générateur de frustrations. Cela dit, il n'en est pas nécessairement autrement dans d'autres filières avant que la formation ne se spécialise vraiment.

Il est généralement dit que faire un master généraliste (droit, sciences po, éco) est la voie royale pour ensuite enchainer sur un master ès interprétation de conférence. Pour lire un avis plus développé, clique ici.

Ajoute à cela qu'avec un master, tu gagnes deux années d'expérience de la vie en plus. Et il est fréquemment évoqué que l'âge minimum pour se lancer dans un master d'interprétation devrait être aux alentours de 25 ans. Une fois qu'on a un peu vu du pays et vécu des choses qu'aucun condensé de culture G ne peut te communiquer durant les années de licence. L'âge te permet aussi d'avoir plus d'assurance, de confiance en toi et de savoir ce que tu vaux et ce que tu veux vraiment. Autant d'éléments qui feront pencher la balance en faveur d'une réussite.

Dans ma promo, la moitié des effectifs avait un parcours diversifié (géographe, ingénieur, juriste,...). Je garde un bon souvenir des connaissances hétéroclites que nous avions et qui permettaient de contribuer au phénomène d'enrichissement mutuel durant notre formation. Aussi, en matière de réussite à l'examen final, le groupe plus âgé et ayant déjà un master en poche s'en est bien mieux sorti que ceux qui n'avaient connu que leur école de traduction-interprétation.

Bref, prends ton temps au niveau des études, rien ne presse. Sciences-po, excellente idée. Non seulement ça élargira ton horizon de connaissances, mais ça fera aussi un diplôme généraliste utile si jamais tu changes d'avis par rapport à l'interprétation ou que le sort t'empêche d'exercer le métier auquel tu te destines aujourd'hui.

Pour compléter le tableau, je vais demander à deux copines de décrire leur parcours initial à la FTI Genève et à l'EII Mons. Peut être leur avis diverge-t-il de la manière dont je vois les cours de licence.

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answered 08 Nov '13, 19:22

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Gáspár ♦
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edited 08 Nov '13, 19:31

Je ne peux qu’appuyer ce que dit Gaspar.

J’ai passé le bac dans l’idée d’intégrer Genève à Bac+3 en interprétation. Belle illusion ! Les examens d’entrée sont extrêmement difficiles (pour avoir un ordre d’idée, les promos n'excèdent pas 15 étudiants – il y a plus de 400 candidats au départ).

Pas découragée pour autant, j’ai choisi d’intercaler le master de traduction de Genève, qui permet d’atteindre un niveau d’excellence dans le domaine reconnu sur le marché professionnel (question d'intérêts personnels par rapport à des études plus généralistes). J’ai ensuite intégré l’ISTI à Bruxelles pour le master d’interprétation. À aucun moment je ne regrette les 7 années qui ont précédé mes premiers pas dans les cabines de l’école.

Je ne pense pas que se lancer dans un master d’interprétation à 21 ans soit une bonne idée. La maturité, la culture G et la maîtrise des langues (étrangères et surtout maternelle) manquent. Sciences po est une excellente idée, tu y développeras une connaissance générale approfondie qu’il est fondamental d’avoir avant d’enfiler le casque (la licence LEA en France ou la licence des écoles belges ne suffit pas).

Pars en Erasmus (2 semestres plutôt qu’un), approfondis tes langues, enrichis ton français (cela peut paraître étrange comme remarque, mais le niveau de français est le premier obstacle à la réussite en interprétation) et, s’il te reste du temps, commence une nouvelle langue (je te renvoie au lien publié par Gaspar).

Je vois d’ailleurs que tu indiques allemand (b) et anglais (c). Est-ce ta hiérarchie (personnelle) de tes langues, ou est-ce conformément à la classification aiic ? Si tu considères ton allemand suffisant pour être un retour (ie un B), je te conseille de le faire évaluer par un professionnel. S’exprimer librement (et sans trop de fautes) en allemand et disposer d’un retour complet allemand est radicalement différent. Concentre toi d’abord sur le français avant de rêver à un retour.

Quant au choix final d’école, après ton master en sciences politiques : essaie Genève (ne serait-ce que pour l’expérience), si tu y arrives, fonce. Sinon, évalue bien tes objectifs de carrière. Étudier en Allemagne, si tu as un allemand-B est une option, sinon préfère une école dans un pays francophone. Tu ne mentionnes pas les écoles parisiennes, pourquoi ?

Ma conclusion sera la même que Gaspar : prends ton temps pour tes études, découvre le monde et saisis toutes les occasions qui se présentent. Si finalement l’interprétation ne t’intéresse plus, tu seras moins « coincé » avec un master de sciences politiques qu’avec une licence en langues.

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answered 09 Nov '13, 10:47

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Sophie K
312

Je mets l'ESIT (Paris) en tête des écoles d'interprétation.

Attention : votre combinaison linguistique français (A), allemand (b) et anglais (c), qui était tout à fait utile il y a une vingtaine d'années risque de s'avérer insuffisante ; il faudrait soit ajouter une, voire 2 langues (c) telles que le polonais, le hongrois, le grec ... pour espérer travailler dans les institutions européennes, ou bien faire de l'anglais une langue (b) très solide, le marché FR/EN étant - encore - relativement porteur.

En tout état de cause, privilégiez des études non-linguistiques (sciences politiques, droit, économie, sciences ...) dans les pays de vos langues de travail et intégrez ensuite une école d'interprétation.

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answered 10 Nov '13, 16:43

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leprof
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edited 11 Nov '13, 06:15

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Angela ♦
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Même avec allemand en B ? J'ai toujours cru comprendre qu'il y avait un réel besoin d'interprètes avec l'allemand en B car l'Allemagne est le premier partenaire économique de la France et plus largement, qu'au niveau européen, il y avait du travail avec les combinaisons linguistiques FR-DE et DE-FR.

Le problème est qu'en école d'interprétation, on ne peut qu'avoir trois langues il me semble (à confirmer). Et si par exemple, je fais des études franco-allemandes, comment apprendre en parallèle plusieurs langues, sachant qu'il y a l'anglais déjà ?

(10 Nov '13, 16:56) Heiko

En cabine française à Bruxelles, en ayant l'allemand et l'anglais en C, je ne suis pas certain qu'il soit impératif d'ajouter une langue d'Europe de l'est. Une troisième langue C donne bel et bien l'assurance d'un recrutement régulier qui permettra de vivre en début de carrière. Mais des langues commes ES, IT, NL ne me semblent pas moins intéressantes : plus souvent parlées en réunion et peut-être moins difficiles à apprendre, ce sont aussi les langues qu'ont nos moins jeunes collègues qu'il faudra remplacer dans les années à venir.

Le hongrois ne m'apporte pas beaucoup de jours de travail, bien qu'on ne soit que trois sur quelques 150 à l'avoir en langue C dans notre unité. Je vois une différence entre une langue qui nous rend unique (et indispensable pour les rares fois où ladite langue est requise) et une langue qui nous rend utile (une langue systématiquement programmée, quand bien même non-déficitaire).

J'ai l'impression que des collègues qui ont EN-DE-ES ou EN-DE-NL sont davantage requis que moi, bien que d'autres critères que la combinaison linguistique rentrent aussi en compte en matière de nombre de jours de travail proposés. Il arrive régulièrement que je sois affecté en réunion uniquement pour couvrir l'allemand et l'anglais, le hongrois n'étant pas programmé.

(10 Nov '13, 17:44) Gáspár ♦

Je ne peux parler que pour Genève, mais il est tout à fait possible d’avoir une combinaison ACCC. De plus, il est également possible de se présenter aux examens d’admission avec une combinaison ABC et être finalement admis avec ACC (autrement dit : les examinateurs ne vous élimineront pas d’entrée pour avoir été trop optimiste sur votre maîtrise : ils n’élimineront de votre combinaison que la partie jugée trop faible).

(14 May '14, 14:48) mflorian
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question asked: 08 Nov '13, 17:20

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last updated: 09 Oct '15, 09:44

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