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Hello everyone,

Big bummer but I didn't pass my course this time. This just happened so I'm still getting over all the stress, but I'm also starting to think of ways to ensure I pass next year. I definitely do not want to attend another course, I want to improve the skills I've acquired as well as to keep improving my languages - but I have to start making some money through a job already!

Would volunteering (at hospitals for example) be helpful or teach me bad skills? Other options?

I'm sure there are others here who've been in this situation before so how did you go about it? What worked for you and what would you do differently?

Thanks much for your help! All input greatly appreciated (I'm sure also by the many others who are in the same position!).

EDIT: thanks, Gaspar! I need to have a source of income right away since I haven't worked in a while to attend my course. In any case it's too late to apply for another program and the one program that's only a year anyway is the one I just did, which is very expensive. I'm researching translation work (I've been translating for years but not consistently so I'm looking through this forum for more on it), and though I know it might be tough I think it'll at least help me stay up to date on vocabulary, which would be very helpful.

I know that even if I had passed I'd be very limited given my language combo so I guess I'd be asking the same questions. The good news is I've a year to work on bringing my mother tongue from C to at least a B.

EDIT 2: Hi Vincent. I should have made it clearer that my A language is not my mother tongue. As I mention above, my mother tongue is one of my C languages. The 7-member jury, including heads of department at the EU, unanimously assured me that I have what it takes but that I need to work on my consecutive and my register, keeping in mind that I need to work harder than my colleagues because I speak American English. I do have some issues with my school but I trust the EU folks were sincere.

EDIT 3: Thanks, Charlotte. I don't want to do another year, at least not straight away, because I need to make a decent income (yes, it'd be the same situation even if I passed) and the only EMCI school that offers a 1-year program is the one I just attended, which for the love of God I definitely do not want to attend again. I'm speaking with a few interpreters who are being very kind and generous with their time in order to come up with some ideas :)

asked 09 Jun '13, 14:33

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TheInterpret...
346111119

edited 16 Jun '13, 15:23


I definitely do not want to attend another course, I want to improve the skills I've acquired as well as to keep improving my languages - but I have to start making some money through a job already!

Je crois qu'il serait judicieux déjà de faire le point sur les souhaits et les nécessités.

Faire du bénévolat à l'hôpital, donc de l'interprétation sociale, pour devenir interprète de conférence ? Ca ne t'apportera pas d'argent pour commencer. Aussi, ça ne te préparera pas à la profession que tu veux exercer (ou du moins, pas aux attentes d'un examen final en IC). Accessoirement, tu ferais de la concurrence déloyale à tes cousins, dûment formés (l'es-tu ?) à l'interprétation sociale.

Prends le temps de réfléchir aux choix que tu as déjà éliminé d'emblée. Ne veux-tu pas ou ne peux-tu pas refaire une année en IC ? Pourquoi pas ? Qu'est-ce qui t'empêcherait d'avoir un job étudiant à mi-temps tout en suivant une année d'études de plus ? Qu'est-ce qui pourrait te préparer mieux à un examen final qu'une année d'études dont la finalité est justement ce même examen ?

Sur le volet de l'impératif financier : Tu devras de toute manière réussir à jongler en début de carrière entre a) le maintien des acquis en termes de techniques d'interprétation ; b) la garantie de des revenus pour subsister ; c) une situation de travail alimentaire assez flexible pour rester disponible sur le marché.

Même dans le meilleur des mondes possibles, il n'est pas dit qu'une fois ton diplôme ne poche, tu sois immédiatement convoqué à un test SCIC (avec ton ACCC, tu n'as guère d'autre marché à viser à court terme). Pour peu que tu réussises le test (25% de taux de réussite en moyenne, moins à la première tentative), ça ne va pas non plus automatiquement t'assurer des revenus suffisants à ta subsistance. Difficilement si tu es à Bruxelles, certainement pas si tu ne l'es pas.

A ta place, je profiterais d'une année d'études additionnelle pour prévoir en détail la suite des deux-trois années à venir, avec un plan initial et un plan B. S'il faut une entrée d'argent immédiate, viser soit un job alimentaire qui permette une subsistance à un niveau de vie d'étudiant ou tâter le marché de la traduction (formateur, mais pas nécessairement plus rémunérateur qu'un job étudiant).

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answered 09 Jun '13, 14:52

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Gaspar ♦♦
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The obvious thing to do first is to ask (yourself and others) honestly why you failed. It does not strike me that you are doing that right now.

If you failed because:

  • your mother tongue was found lacking by the jury
  • you could not handle the stress during or around the exam

you probably do not have the right profile for conference interpreting, period. Now, nothing in life is impossible, but experience suggests that most cannot overcome these kinds of obstacles.

At a decent school, your teachers should have alerted you very early on to problems with your native language. If they did not, and the jury failed you for that reason, your school was probably of the kind that trains people for all the wrong reasons.

Stress management is something that can be acquired; but somebody who can cope with stress will always be at a disadvantage over someone who thrives on stress.

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answered 10 Jun '13, 05:47

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Vincent Buck
3.9k203350

A la lumière des précisions apportées, je complète par un second message et des considérations en vrac :

  • Si tes pairs du jury final ont estimé que ta maitrise des techniques d'interprétation est encore insuffisante, il faut persévérer en ce sens.

  • Je ne suis pas sûr qu'il soit viable de renoncer à l'entraînement encadré par des professionnels tout en espérant ne serait-ce que maintenir le niveau déjà acquis, sans parler de progresser. La synergie dégagée par les entraînements en groupe et la discipline qu'on s'impose sont à mes yeux un très grand atout, comparé aux tentatives d'entraînement seul. Ces derniers sont d'ailleurs très chronophages : On doit trouver soi-même un discours viable, interpréter, puis trouver la patience et le recul de se réécouter. Pas facile d'être à la fois son propre prof et son propre élève. Le ratio temps/efficacité à ce stade me semble très bas, et je me demande s'il ne serait pas là encore plus intéressant de payer pour avoir des professionnels qui encadrent des entraînements, tout en travaillant à mi-temps pour financer ce "luxe".

  • Il est difficile de réunir au bon moment toutes les qualités requises, que ce soit pour être diplômé ou être viable sur le marché : Langue A forte, langues C diverses et variées, langue B solide, techniques d'interprétation au point, etc. De ma très modeste expérience, j'ai vu des gens se concentrer un peu trop sur l'un de ces points, oubliant pendant des mois d'entretenir les autres qualités requises. Et cette sorte de phénomène de vases communicants les faisait acquérir par-ci ce qu'ils perdaient par-là. Une progression lente mais constante et dans tous les domaines semble être la clé.

  • Je parle dans ce fil de ce que je nomme l'élimination mécanique et économique. L'aliénation par le travail alimentaire peut constituer un piège dont il est difficile de sortir : On n'a plus le temps de s'entraîner, on perd en niveau, pourtant on ne peut pas se permettre de ne pas travailler pour payer son loyer.

  • En conclusion, l'ideal serait que tu arrives à trouver une source de revenus qui te laisse une flexibilité horaire te permettant d'assister de nouveau aux cours de ton université, de sorte à consolider ta technique d'interprétation, tout en travaillant déjà sur l'amélioration de ton niveau de PT/BR, de façon à pouvoir travailler sur le marché privé dès que la technique sera au point. Je sais que cet équilibre peut sembler terriblement difficile à obtenir. Côté positif des choses : La traduction permet probablement une certaine flexibilité et t'apporte aussi un enrichissement intellectuel/terminologique.

  • Bonne chance & hang in there. Le doute et l'incertitude sont tôt ou tard remplacés par de l'espoir et de la clareté. Le tout est de ne pas céder avant.

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answered 10 Jun '13, 05:03

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Gaspar ♦♦
7.3k141829

edited 10 Jun '13, 05:07

Thanks, Gaspar! However, there is no doubt or incertitude, just a quest for the best way to achieve my goal :)

(16 Jun '13, 15:09) TheInterpret...

Bonjour,

Je viens de lire cette question et je pense que je pourrais peut-être t'apporter quelques réponses également. Au risque de répéter ce qui a déjà été dit par mes collègues, je m'excuse d'avance pour les redondances.

Tout d'abord, pourquoi ne pas vouloir refaire une année? Selon les raisons pour lesquelles tu as échoué, cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas persévérer (attention, il y a une différence avec s'obstiner, mais j'y reviendrai). En effet, je trouve que bien souvent la formation en un an est trop courte pour vraiment se sentir prêt à se lancer sur le marché du travail, et le master en deux ans pas forcément toujours mis à profit... Ainsi "redoubler" peut s'avérer vraiment salvateur et efficace (j'ai des exemples de réussites en tête). Tu auras la chance de progresser dans un environnement familier, de t'entraîner avec de nouveaux élèves qui t'apporteront de nouvelles perspectives et tu pourras te concentrer sur les aspects de ton interprétation qui ne fonctionnent pas encore totalement (peut-être ne devras-tu pas suivre tous les cours et du coup avoir du temps pr un job étudiant). Bien entendu, il est possible également que tu ne réussisses pas non plus l'année prochaine (et tu auras encore moins de chance si tu ne suis pas de cours), car aucune garantie n'est donnée dans cette profession et l'obtention du diplôme ne déroge pas à la règle, au contraire! Il faut donc que tu prennes bien le temps de réfléchir et de parler à tes professeurs. Tente de voir s'ils t'encouragent ou te conseillent avec tact de te réorienter (auquel cas, il est plus sage de les écouter, là encore, j'ai des exemples en tête de personnes n'ayant pas voulu comprendre...). Dans tous les cas, je comprends que tu en ais marre des études, j’étais d’ailleurs dans ton cas il y a plusieurs mois et l’idée de reprendre l’école était inconcevable, pourtant j’ai pris sur moi et j’ai « rempilé », comme on dit, pour quelques mois, car dans ce métier il ne faut pas baisser les bras au premier obstacle et ça a payé ! Je ne suis allée qu’aux cours que j’avais ratés tout en menant à côté ma vie. Tout ça pour dire que je suis assez d’accord avec ce qui a été dit précédemment : t’entraîner seul chez toi (encore faut-il trouver la motivation) ou même de temps en temps en groupe ne suffira pas te maintenir à flot… Tu dois mettre toutes les chances de ton côté et pour ce faire être en contact constant avec l’interprétation, ce qui ne sera pas le cas si tu arrêtes maintenant.

A présent, par rapport au travail à côté et à l’aspect pécuniaire, je citerais Gaspar: « Tu devras de toute manière réussir à jongler en début de carrière entre a) le maintien des acquis en termes de techniques d'interprétation ; b) la garantie de des revenus pour subsister ; c) une situation de travail alimentaire assez flexible pour rester disponible sur le marché ». Il a tout à fait raison, et crois-moi, je parle en connaissance de cause… Je suis en effet l’une de celles et ceux qui pour vivre (survivre ?) doivent travailler en tant qu’intérimaire afin d’avoir une source d’argent, certes irrégulière, mais toujours bonne à prendre. Inutile de te cacher que mon job d’hôtesse/standardiste n’est pas épanouissant et rémunérateur, mais c’est mieux que rien… Quant à l’interprétation, il est dur de rester « en vue » sur le marché sans faire de bénévolats et sans s’entraîner chez soi, mais c’est la situation à laquelle tu devras faire face une fois diplômé, alors autant t’y habituer dès maintenant ;) Le seul impératif ici, est de te trouver un mi-temps assez flexible pour ne pas t’empêcher de suivre les cours/stages et pour ne pas rester « enfermé » dedans. L’expérience a en effet montré que le besoin d’indépendance financière pousse beaucoup de jeune diplômés ou de personnes dans ton cas à faire tout autre chose et à abandonner leur carrière naissante (ce qui serait dommage si tu investis encore un an de ton temps…). Enfin, la traduction est un bon compromis puisque tu restes dans le domaine des langues et que tu gagnes de l’argent grâce à tes compétences durement acquises… Je m’en sors pour l’instant grâce à ces deux solutions temporaires, je l’espère, en attendant d’améliorer également ma combinaison pour un marché bien particulier, ce qui te montre que c’est possible, difficile, mais possible :D

Les études pour y parvenir sont dures, mais ce n’est que le début, il faut donc beaucoup de volonté et de courage, mais ne désespères pas et surtout fais un choix avec lequel tu seras en accord avec toi-même sans oublier qu’il y a une vie (oui oui, je t’assure ! ;p) à avant/pendant et après l’interprétation...

Bonne continuation pour la suite et à bientôt !

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answered 11 Jun '13, 12:40

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CharlotteB
111

Have you thought about ESIT? You wouldn't have to make it through the both years, the first year alone should be of tremendous help with your consec and register, while you could be working on maintaining your simultaneous skills on your own. From what I know, the fees are really low with ESIT being a state-owned school, so - despite how expensive Paris is - the overall costs of the extra year should not be insane.

Working alone on your language and interpreting skills is quite a risky move, unfortunately. From my own experience (final exams exactly a year ago, working actively on expanding my language combination ever since, which includes pretty heavy use of multilingualspeeches.tv, among others), it's not easy to improve your consec without formal classes and regular detailed feedback. It might actually get worse, even in the case of actively working conference interpreters, as you don't usually do this kind of interpreting (6 minutes, specific speech structure etc.) on the market (nor as a volunteer interpreter).

If you do decide to work on your skills on your own only, try at least to get someone to listen to you on a regular basis. Look for people who can give you detailed feedback but also for those who would just be your audience. When practicing consec alone at home in the front of your computer, it's really easy to forget about the communication aspect (and about the stress).

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answered 18 Jun '13, 03:43

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Joanna
9395513

Thanks, Joanna! I thought about 1st year at ESIT, that'd be perfect for a year from now though :)

(18 Jun '13, 11:42) TheInterpret...
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last updated: 18 Jun '13, 11:42

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