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Bonjour,

j'ai lu il y a quelques jours dans la question "am I too old to be a conference interpreter?" la réponse suivante (de Gaspar)

It takes a bit more to become a conference interpreter though. Say 2 or 3 years of studies, one year spent applying for exams and taking them (EU, UN,...) and/or five years or more to make a living on the private market. Not sure if investing that much time and money is worth it, given the fact that on average, about 30% of students will get their diploma, and 80% of the students with a degree in CI will not (be able to...) work as interpreters.

Ma question serait: Quid de ces 80% de diplômés qui ne travailleront pas en tant qu'interprètes? Que deviennent-ils? Est-ce parfois par choix ou réellement par manque de compétence(s)? Dans les 2 cas, quelles reconversions peuvent être envisagées?

Un grand "merci d'avance" à toutes celles et tous ceux qui répondront. Les réponses en allemand, anglais ou italien sont également les bienvenues.

asked 07 May '13, 10:36

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Pim
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edited 07 May '13, 10:44

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Nacho ♦
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Une réponse d'une camarade de formation qui me demande de transmettre son message en réaction à la question initiale :

« Bonjour, Je suis la lancée de Gaspar: J'ai donc bien étudié 1 an avec lui mais en anglais-espagnol. L'expérience fut enrichissante même si un peu chère... (ça se discute). Je n'ai pas continué dans cette voie là parce que :

  • J'ai fait EN et ES et l'ES (en tout cas à Bruxelles) ne sert à RIEN. Je crois que cette combinaison devrait être interdite ou du moins si elle n'est limitée qu'à ces 2 langues-là et sans retour.

  • J'ai repris cette année d'étude sur le "tard" (à 30 ans) après quelques années dans le milieu professionnel et me retrouver sans revenus pendant un an a été "frustrant". Bref à la fin de l'année je cherchais une source de revenus immédiats (comme expliqué par Gaspar ce n'est pas le cas de l'IC) + attitude de certains profs infantilisante + demande d'investissement personnel très important (selon moi du temps que je préfère consacrer à d'autres choses)

  • Je me suis mariée + enceinte de mon premier + mari qui passe sa vie à se faire envoyer en expatriation aux 4 coins du monde (or pour se construire une clientèle mieux vaut former une niche stable en tout cas au début). Cela dit une de nos prof avait réussi à tout combiner: année d'étude + bébé juste après et temps de grossesse utilisé pour approfondir sa connaissance des langues. Et elle a toujours bossé en combinant. Et puis tu as toujours des personnes + frustrées/divorcées/totalement geeks et obsédées par le métier etc... J'ai l'impression que les hommes vivent quand même mieux le métier... (je sais je ne devrais pas le dire )

Je crois que tout est possible à condition

  • de déjà bien maîtriser tes langues + l'anglais en retour
  • que les langues que tu maîtrises soient utiles sur le marché
  • que tu sois prête à investir du temps et quelques années de galère au début
  • de bien choisir ton école »
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answered 07 May '13, 16:23

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Gáspár ♦
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Merci beaucoup Gaspar d'avoir fait suivre. Et merci à ta camarade de formation pour ses conseils et avoir bien voulu faire part de son expérience.

(07 May '13, 17:07) Pim

C’est une question tout à fait légitime et que les élèves devraient poser systématiquement avant de choisir leur école d’interprétation. En effet, si votre ambition est de devenir interprète de conférence, ce n’est pas suffisant que la direction de l’école assure d’une bonne insertion professionnelle de ses diplômés. Encore faut-il savoir en tant que quoi… En tant qu’interprètes de conférence ? ou de liaison ? ou de secrétaires de direction bilingues ? ou dans de multiples autres débouchés linguistiques n’ayant, en fait, rien à voir avec la pratique de la simultanée et de la consécutive ?

Il y a de cela quelques années, la Commission européenne, après un véritable battage publicitaire en Espagne, dans tous les journaux et les FTI (facultés de traduction et d’interprétation), pour trouver des candidats intéressés par son programme « top up » (complément de formation avant le test de free-lance), avait sélectionné une cinquantaine de personnes sur dossier. Six ont été finalement acceptées au sein du programme et 2 ont réussi le test de free-lance à la fin de leur complément de formation... Il n’est pas difficile d’en déduire que, sauf exception, les diplômés de la plupart des FTI d’Espagne ne reçoivent pas la formation nécessaire pour pouvoir œuvrer en cabine dès leur sortie de l’école. Je dis bien « sauf exception ».

Par contre, d’autres écoles, comme l’ESIT, l’ISIT ou l’ETI et quelques autres, ont un taux de réussite aux examens de free-lances à l’ONU ou à l’UE tout à fait satisfaisant ; et leurs diplômés, peu nombreux car recrutés avec le niveau de langue et les aptitudes nécessaires, font pratiquement tous carrière comme interprètes de conférence. Ils réussissent aussi le test le plus difficile : celui du marché privé où chacun est constamment en situation d’examen, écouté par le client, par ses collègues et parfois par le monde entier, s’il passe à la télé ;-)

Certains élèves renoncent d’eux-mêmes à devenir interprètes, mais en général c’est avant la fin de leurs études. Ils se rendent compte que leur niveau de langue n’est pas suffisant dans l’une ou l’autre de leurs langues étrangères ; ou pire, qu’ils ne maîtrisent pas suffisamment leur langue maternelle ; ou qu’ils n’ont pas les nerfs assez solides pour ce métier. Dans ce cas, ils changent d’orientation avant leur diplôme. Mais dans la plupart des cas, c’est la formation qui est en cause si le diplômé n’arrive pas à s’insérer sur le marché du travail.

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answered 07 May '13, 12:03

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Danielle
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Merci beaucoup Danielle pour votre réponse. En ce qui concerne la formation, c'était aussi l'une de mes interrogations (non formulée dans cette question): si c'est par manque de compétence qu'une personne pourtant diplômée ne peut devenir interprète de conférence, cela signifierait-il que la formation dispensée n'était donc pas adéquate, pas adaptée au marché du travail ou pas assez exigeante...? Merci d'avoir également abordé ce point dans votre réponse.

(07 May '13, 12:25) Pim
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Parfois, la formation peut être adéquate, mais la combinaison linguistique du diplômé peu recherchée sur le marché. Cela fait partie, à mon avis, des conseils que devrait aussi donner l'école, afin de ne pas former uniquement des futurs chômeurs...

(07 May '13, 12:55) Danielle

j'aurais une question un peu plus personnelle pour toi Gaspar. Tu indiques que tu "prends la température" depuis un an et espères "des revenus réguliers grâce à l'accréditation de l'UE". La question est donc: depuis 1 an, peux-tu quand même vivre de l'interprétation (même avec des revenus irréguliers) ou exerces-tu à côté (ou principalement?) une autre profession, juriste par exemple (puisque c'est à priori ta formation initiale) ou peut-être même d'autres "jobs" plus "alimentaires"?

Je survis grâce à une multiplicité de facteurs... et beaucoup de chance. Mais pas uniquement de l'interprétation.

J'ai attendu dix mois entre l'obtention de mon diplôme et le moment où j'ai pu présenter le test d'accréditation. Deux mois après mon accréditation, j'aurai eu 01 jour de boulot UE. C'est probablement mon seul jour d'engagement avant la pause estivale et en attendant que j'ajoute officiellement l'allemand à ma combinaison. On verra bien ce que réserve la rentrée... Cela dit, même si ça finit par marcher de ce côté là, il ne faut pas oublier que j'ai un profil qui sort un peu du lot avec le HU en C et l'allemand en B (ou C a minima). Je n'ai pas de mérite, j'ai appris ces langues très jeune sans faire d'efforts, mais voilà : J'ai quelque chose que peu de gens ont... Et pourtant, le début professionnel n'est pas facile. Il est même terriblement difficile. Cependant, il n'est pas impossible. Ce qui est déjà énorme, comparé à d'autres diplômés.

Sans bosser dans le juridique, mon parcours m'a servi à accéder à des clients universitaires qui jusque là ignoraient qu'ils pouvaient avoir besoin d'interprètes pros à leurs côtés pour leurs divers projets. Mais là encore, impossible aussi de subsister uniquement de ça. Et le cas du client qui s'ignorait et qui un jour songe à embaucher des pros ne doit pas courir les rues.

Enfin, j'ai fait quelques expériences sur le marché privé, mais là encore, le boulot n'est pas abondant, les conditions aléatoires, la rémunération variable,...

Une fois le diplôme en poche, le début de carrière ressemble un peu à Battle Royale : Il y a une élimination mécanique, économique de certains jeunes collègues. Ceux qui pour payer leur loyer doivent accepter des boulot sans flexibilité horaire disparaissent rapidement du cercle de ceux que l'on croise aux différents évènements liés à l'interprétation - on oublie aussi vite leur nom. Et quand, très rarement, on leur propose du boulot, ils ne peuvent pas immédiatement répondre présent. Alors, l'occasion de travailler et de se faire connaître leur file sous le nez. Même ceux qui ont le luxe d'avoir un emploi du temps flexible finissent souvent par être aliénés par le travail, ne trouvant plus la force de prospecter, entretenir des relations, s'améliorer, se renseigner, etc.

Même si je n'en suis qu'aux débuts, j'ai l'impression qu'il y a un effet boule de neige : Un contrat en amène un autre. Sauf que pour certains, il n'y a pas de flocons de neige en suffisance pour créer l'embryon de boule qui leur permettra de démarrer.

Ce qui est aussi un peu minant pour le moral, c'est qu'avant / pendant la formation, on pense que le monde professionnel nous attend à bras ouverts, qu'il y aura des départs à la retraite massifs, qu'il y a plus de places que de candidats, qu'on nous accueillera comme le Messie. On nous répète tellement que la filière est sélective qu'on finit par croire qu'une fois diplômé, la voie est toute tracée. Malheureusement, ces idées préconçues contiennent (en moyenne) autant de vérité que le film The Interpreter dépeint la profession de manière réaliste. Ce qu'il faut comprendre par filière sélective, c'est qu'il faut faire ses preuves à tout instant, que rien n'est jamais acquis, et qu'une fois ce qu'on pensait être LE Graal décroché, il faut repartir en quête d'un autre Graal, et encore un, et encore un.

Il ne suffit pas d'une formation correcte et d'un bon jeu de cartes : Il faut aussi un paquet de détermination, de patience et d'endurance.

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answered 07 May '13, 17:42

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Gáspár ♦
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edited 07 May '13, 17:55

Merci beaucoup pour ta réponse, c'est vraiment très intéressant d'avoir ce genre de retour de la part de jeunes diplômés en début de carrière. Avoir l'allemand en B serait donc un bon point? J'envisage de présenter la combinaison FR-A, DE-B, EN-C, IT-C, même si j'aimerais à terme avoir plutôt RU ou HU en C que IT, mais dans l'absolu, des ajouts sont possibles -certes sans doute au prix de gros éfforts et de beaucoup de temps- au fur et à mesure de la carrière

(07 May '13, 17:52) Pim

La question de la combinaison mérite d'être traité à part pour respecter le sujet initial de la discussion. Si tu glisses ta souris sur l'icône d'une flèche en sens inverse des aiguilles d'une montre, tu peux convertir ton précédent commentaire en question. De cette façon, on pourra te répondre en détail.

Pour d'autres questions sur mon parcours, peut être que le plus simple serait qu'on passe aux e-mails (le mien devrait être visible en public sur mon profil à côté de mon nom. Dans la négative, c'est prénom.nom@gmail.com)

J'ai demandé à d'autres copains/copines de passer témoigner de leur début de carrière... ou de reconversion.

(07 May '13, 18:15) Gáspár ♦

Ton dernier paragraphe confirme bien une de mes "craintes". Je me rappelle avoir vu la "pub" de l'UE (une série de vidéos sur youtube "interpréter pour l'Europe") et quelques articles indiquant que les cabines françaises et anglaises - entre autres, mais principalement - auraient besoin d'interprètes compétents dans les 10 ans à venir à cause des départs en retraite de la génération "Baby-Boom". Alors on se prend à rêver et espérer qu'après avoir réussi à basser les différents obstacles dans une bonne école ayant une bonne réputation (tri à l'entrée, tri à la fin de la 1ère année, tri au passage du diplôme), l'entrée sur le marché en sera un peu facilitée. Bon à savoir, donc, avant de s'embarquer dans l'aventure :-)

(08 May '13, 04:08) Pim
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Pim, je prends le train en route avec une réponse rapide à ce sujet: J'ai choisi une école qui vise clairement les institutions (combinaison ACC, profs SCIC freelance...)en pensant que ca me permettra de travailler pour la cabine allemande, après avoir vu, comme toi, les nombreuses pub pour les services d'interprétation de l'Union. Et j'ai réfusé une place dans l'une des meilleures écoles en Allemagne pour ca, alors que celle-ci m'aurait permis d'avoir une combinaison ABC qui s'avère être le seul moyen de survivre.

Tout ca pour te dire que selon moi, mieux vaut ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier en te dirigeant vers les institutions. Surtout que, comme Gaspar nous l'explique, même un test d'accréditation ne te permet pas forcément d'avoir du travail.

Si c'est pour se retrouver sur le marché privé de toute manière, mieux vaut travailler un retour (voire deux...) et passer le test, si jamais l'occasion se présente et non pas faire comme moi, qui pensais travailler vers le test, pour te rendre compte qu'avec ta combinaison tu ne seras même pas invité.

(08 May '13, 05:48) KaPe
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Merci beaucoup Karolin pour ton témoignage. En fait, je souhaiterais vraiment pouvoir intégrer une école avec une combinaison comprenant une langue B (ABC ou ABCC), car il me semble justement qu'avoir une langue B est un plus permettant de pouvoir "jouer sur les deux tableaux", le marché privé et les institutions (avec accréditations), afin de multiplier les opportunités de travail. Je n'avais jamais eu l'intention de ne viser que les institutions, ou de viser un poste définitif dans une institution (en tout cas pas en début de carrière), d'où la volonté d'une langue B, et ton message me confirme que j'ai à priori eu le bon raisonnement :-) Je suis navrée pour toi que ton investissement n'ait pas été couronné de succès. Es-tu actuellement toujours interprète ou t'es-tu orientée (momentanément ou définitivement) vers une autre profession? Je dis peut-être une bêtise, mais ne peux-tu pas tenter le test d'accréditation avec un retour (une langue B parmi tes 2 C), même si ton diplôme n'est pas ABC? Il me semblait qu'il était possible de faire évoluer sa combinaison au niveau des accréditations (qu'une C puisse être passée en B ou qu'une nouvelle langue soit ajoutée en C à sa combinaison initiale, même si elle ne figurait pas sur le diplôme).

(09 May '13, 12:20) Pim

Pim, in the case of the EU accreditation you can always add languages (B or C) that you didn't graduate with. During CI studies, you learn the technique which can be used with other languages as well. You can even get the accreditation, taking tests in languages you didn't have in your 'official' language combination on your diploma because e.g. they were rare and not available in your school.

(10 May '13, 20:38) Joanna

Thank you Joanna!

(12 May '13, 08:27) Pim
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Réponse rapide à la question que sont-ils devenus (un an après l'obtention de ce qu'on pensait être le Graal) :

  • un a retrouvé son poste initial dans l'enseignement universitaire ;
  • une a trouvé un boulot dans une branche totalement différente ;
  • trois ont abandonné l'idée de l'interprétation et se concentrent (pour le moment ?) plus sur leur couple que leur carrière (mariage, n'enfants) ;
  • un caresse l'idée de partir au Canada avec sa copine en espérant y trouver un marché plus prospère ;
  • une travaille un retour vers l'anglais pour avoir une combinaison viable sur le marché privé parisien ;
  • une (sur)vit sur le marché privé bruxellois et passe en ce moment le concours UE de sa cabine ;
  • votre serviteur prend la température sur le marché privé et espère avoir un jour des revenus réguliers grâce à son accréditation UE.

Bref, 7 sur 9 ont soit jeté l'éponge, soit sommeillent le temps d'acquérir des compétences supplémentaires (ce qui prend des années). Soit 22% de rescapés qui persévèrent... ou s'obstinent, question de point de vue. ;-)

Le principal souci viendrait du fait que certaines écoles forment des profils peu (pas) recherchés. Elles ont beau mettre en garde du manque de débouchés, elles attirent quand même beaucoup de jeunes qui rêvent être à la place de Nicole Kidman et qui décrochent à force de sang, de sueur et de larmes un diplôme qui ne leur permettra pas de s'établir, tant la demande est faible.

La formation est tellement spécifique qu'elle n'est pas ou que peu reconnue dans d'autres domaines. Faire secrétaire trilingue ou hôtesse d'accueil avec un bac+5 génère quelques frustrations.

Bref, comme le dit Danielle, l'intégration professionnelle que donne l'école est déterminante. Cela dit, ma modeste école avec ses 22% d'intégration semble obtenir le même score que l'ISIT [EDIT: erreur de raisonnement, voir les commentaires en dessous de mon message] :

  1. Il y a une étude intéressante sur le site de l'école, en particulier la dernière page : "Les jeunes diplômés de l’ISIT sont majoritairement recrutés au sein de TPE et PME, créatrices d’emploi et recruteuses de profils polyvalents sur des fonctions transverses. Ils sont également recrutés dans de très grandes entreprises au sein de services communication, marketing, export, achats…"

  2. Le camembert sur cette page semble montrer que grosso-modo, moins de 20% des diplômés de l'ISIT en interprétation de conférence finissent véritablement dans l'interprétation.

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answered 07 May '13, 12:59

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Gáspár ♦
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edited 08 May '13, 05:24

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Attention, l'ISIT ne forme pas que des interprètes de conférence, loin de là. Le camembert semble illustrer l'insertion professionnelle de TOUS les diplômés de l'ISIT, dont un petit nombre en interprétation. Je serais curieuse d'avoir les chiffres de collègues qui enseignent à l'ISIT; je pense qu'ils sont nettement supérieurs.

(07 May '13, 13:07) Danielle
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Merci bcp, Gaspar :-) ... je me demande pourtant si les chiffres en question portent bien que sur les diplômés IC ou plutôt sur toutes spécialisations confondues...?

(07 May '13, 13:07) msr
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Point taken! Je croyais que la page "intégration professionnelle" était une sous-catégorie de la rubrique interprétation de conférence. Au temps pour moi.

(07 May '13, 13:20) Gáspár ♦

Merci beaucoup Gaspar pour ce "que sont-ils devenus?", proche du terrain bien que pas forcément très encourageant il faut le dire :-) . Puis-je te demander quelle était cette école? et surtout, Congrats pour ton accréditation UE! J'ai l'impression que le camembert de l'ISIT représente en fait tous les diplômés de cette école, qui n'est plus seulement l'Institut Supérieur d'Interprétation et de Traduction, mais aussi (surtout?) une école de management, communication, traduction et interprétation, donc le fait que moins de 20% des diplômés de l'ISIT travaillent dans l'interprétation ne me semble pas forcément une bonne référence puisque tous les étudiants de l'ISIT ne suivent pas le cursus interprétation de conférence.

(07 May '13, 13:27) Pim

Du coup, j'aurais une question un peu plus personnelle pour toi Gaspar. Tu indiques que tu "prends la température" depuis un an et espères "des revenus réguliers grâce à l'accréditation de l'UE". La question est donc: depuis 1 an, peux-tu quand même vivre de l'interprétation (même avec des revenus irréguliers) ou exerces-tu à côté (ou principalement?) une autre profession, juriste par exemple (puisque c'est à priori ta formation initiale) ou peut-être même d'autres "jobs" plus "alimentaires"?

(07 May '13, 13:37) Pim

...si je puis ajouter mon petit grain à la très bonne réponse de Danielle, je dirais qu'indépendamment de la qualité de la formation ministrée, le problème fort probablement se trouve plutôt au niveau du tri à l'entrée - et en cours de route... à la fin sera bien sur déjà trop tard pour exclure ceux qui n'auraient pas du être acceptés.

Les commissions formation et recherche de l'aiic pourraient peut-être envisager une étude (ou méta-étude?) de ces variables, pour essayer d'obtenir des données qui pourraient être utiles pour distinguer d'avantage entre écoles TI "généralistes" (qui ont bien sur droit de cité") et écoles d'interprétation de conférence, avec lesquelles les premières ne devraient pas se confondre, qui connaissent bien quel est le niveau minimum à l'entrée sur lequel elles peuvent utilement travailler pour produire des lauréats qui le lendemain pourraient être en cabine, endéans le délai dont elles disposent pour le faire.

Si l'étude en question pourrait inclure, avec l'indispensable collaboration des écoles, une enquête aux lauréats, disons 1 et 3 ans après sortie, cela pourrait aussi aider à valider les chiffres de Gaspar...?

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answered 07 May '13, 12:49

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msr
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merci msr pour ce petit grain. Une étude de ce type serait en effet très intéressante. Néanmoins, lorsque tu dis que le tri à la fin n'est plus vraiment possible, je pense qu'il l'est toujours, en ne donnant pas le diplôme à un étudiant qui n'aurait pas atteint le niveau suffisant, ou acquis les compétences nécessaires au métier d'interprète de conférence. Gaspar indiquait que seulement 30% obtiennent leur diplôme au bout du compte, ce qui est encore une forme de tri. Merci à toi d'avoir pris le temps de répondre

(07 May '13, 13:12) Pim

@ msr: I only believe in statistics that I doctored myself ! Non, tu as raison: Il faut distinguer entre les formations dualistes (trad & interp) du style Bath et les formations monistes ; tout comme il faut faire la différence entre les écoles type UK (où l'excellence se mesure à un taux de réussite fort) par opposition aux écoles type FR (où l'excellence se mesure par un taux de réussite faible), etc.

@ pim: Il est (aussi) de question de filtrer à l'entrée des combinaisons qui malgré l'obtention du diplôme ne permettront pas de subsister économiquement à son titulaire, créant des situations personnelles désespérées pour les concernés.

(07 May '13, 13:19) Gáspár ♦
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...merci à toi; :-) tout ce que je dis c'est que le tri à la fin n'est plus utile... pour exclure ceux qui n'auraient pas du être admis :-) il reste bien sur (!) possible de faire le tri entre ceux qui auront le diplôme et ceux qui ne l'auront pas... mais IMHO ceci est un constat d'échec adressé tant au candidat qu'à l'école, que le bon tri préalable éviterait dans une grande mesure, ainsi qu'il éviterait de produire des "formés sans titre", avec toutes les conséquences... - mes excuses au modérateur, je sais que c'est des réponses et pas des commentaires que l'on veut :-)

(07 May '13, 13:30) msr

merci à tous les 2 pour ces précisions :-) @msr: merci, je comprends mieux ce que tu voulais dire @ gaspar: effectivement, le tri sur les combinaisons est aussi un aspect à prendre en compte.

(07 May '13, 13:34) Pim
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last updated: 12 May '13, 08:27

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