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Bonjour à toutes et tous,

Je m'appelle Alexia, ai 20 ans et suis actuellement en passe d'achever mon bachelier en traduction à l'ISTI de Bruxelles, avec un ACC (français - anglais - allemand) comme combinaison linguistique (la combinaison ACC étant la seule proposée à l'ISTI).

Concernant mon "orientation" pour le master, mon choix est fait depuis mon entrée à l'ISTI il y a trois ans : l'interprétation de conférence (bien que je sois parfaitement consciente qu'il s'agit là d'une formation difficile, avec de nombreux appelés mais malheureusement peu d'élus, et sois donc tout à fait prête à bifurquer vers la traduction [qui me plaît beaucoup aussi] si mon choix venait à s'avérer "inadapté"). Reste une interrogation : où poursuivre mon cursus ?

Poussée par mes proches, j'ai présenté les examens d'admission écrits de la FTI de Genève, mais m'étais persuadée que j'y échouerais (notamment pour les épreuves d'allemand, langue dont j'ai entamé l'apprentissage en entrant à l'ISTI [apprentissage toutefois facilité par ma connaissance du néerlandais]) et que je finirais donc mon cursus à l'ISTI. Néanmoins, j'ai appris il y a quelques jours que j'avais été admise aux épreuves orales de la FTI, ce qui me place face à un véritable dilemme : rester à l'ISTI, donc à Bruxelles, ma ville d'origine et celle des institutions européennes, dans une faculté dont j'apprécie l'ambiance, dont je connais les professeurs et au sein de laquelle je me sens parfaitement bien, ou tenter une admission à la FTI, donc à Genève, fief de l'ONU et autres organisations apparentées, mais au sein d'une faculté qu'il faudra que je découvre (mais dont la réputation n'est plus à faire) ?

Pour m'aider à faire un choix, j'ai demandé conseil à plusieurs des mes professeurs, qui m'ont recommandé les deux formations, mais qui, parce qu'ils enseignent à l'ISTI, reconnaissent ne pas pouvoir encenser une formation plus que l'autre.

C'est donc vers vous que je me tourne, internautes spécialistes du milieu de l'interprétation. Mon rêve étant de travailler pour les institutions européennes (sachant pertinemment que je ne peux compter uniquement là-dessus, que la sélection y est rude et que l'accréditation en cabine française exige obligatoirement un triple C), cela vaut-il vraiment la peine que je poursuive cette admission à la FTI (sans garantie aucune de passer l'étape des oraux) si j'espère toute de même un jour revenir à Bruxelles (ma combinaison n'étant de surcroît pas onusienne - mais pouvant peut-être convenir au marché suisse - et n'étant moi-même pas attirée - du moins pour le moment - par l'espagnol) ? La formation y est-elle réellement meilleure qu'à l'ISTI ? Les diplômés de Genève travaillent-ils en Belgique ou restent-ils sur le marché onusien ou suisse ? En bref, laquelle des deux formations offre le plus de chances de faire un jour carrière dans les organisations internationales, où le recrutement ne s'opère de toute façon pas sur base de la faculté d'origine de l'étudiant mais sur base de compétences évaluées lors de tests d'accréditation (même si, je le répète, je sais que je ne peux compter sur une carrière dans les institutions et qu'il existe d'autres marchés pour les interprètes) ?

Merci d'avance de m'avoir lue (la publication est longue mais, je l'espère, assez détaillée pour obtenir une réponse pertinente) et merci d'avance pour vos avis !

asked 17 May, 06:40

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Alexdegal
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edited 26 May, 13:00

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Vincent Buck ♦♦
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Pour ceux qui suivent l'histoire : j'ai été admise après les oraux !

(29 Jun, 15:34) Alexdegal

La question n’est pas tant de choisir LA bonne école, mais bien d’avoir les outils de base nécessaires pour travailler sur le marché. Le plus gros problème, tu l’as bien compris, c’est la combinaison linguistique. Malheureusement beaucoup d’étudiants commencent le master en interprétation avec une maitrise insuffisante de leurs langues de travail, en plus de ne pas avoir la bonne combinaison. Je ne peux donc qu’appuyer Gaspar : la meilleure option, c’est de commencer par un autre Master (en traduction, pourquoi pas). Cela te permettra de renforcer tes langues et ta combinaison et d’avoir un plan B si l’interprétation ne fonctionne pas. Si tu as l'impression qu'étudier encore 3 ou 4 ans avant de commencer à travailler, c'est trop long, n'oublie pas que tu devras de toutes facons passer plusieurs années à ajouter des langues avant de te lancer sur le marché.

La formation à l’ISTI en soi n’est pas mauvaise et il en sort des étudiants avec un bon niveau en interprétation. Malheureusement, c’est très loin de suffire. Quelques diplômés ont réussi à se faire une place sur le marché privé, mais il leur a fallu ajouter une langue C ou une langue B après le diplôme, ce qui n'est vraiment pas évident. Faire de l'interprétation un métier devient de plus en plus difficile, alors autant mettre toutes les chances de ton côté, si tu en as la possibilité.

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answered 17 May, 16:05

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Camille Collard
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Si tu as l'impression qu'étudier encore 3 ou 4 ans avant de commencer à travailler, c'est trop long, n'oublie pas que tu devras de toutes facons passer plusieurs années à ajouter des langues avant de te lancer sur le marché.

Je ne peux qu'abonder dans le sens de Camille. Il est souvent excessivement difficile d'expliquer à son entourage et aux figures parentales qui font office de mécènes, que l'on va devoir reculer pour mieux sauter. Surtout la culture de l'enseignement français (et belge francophone) valorise un parcours lisse en cinq ans d'études. L'interprétation est un objectif qui ne s'atteint que par des cheminements sinueux. Foncer tête baissée et emprunter l'autoroute de la formation sans détours, c'est l'assurance de se prendre un mur. On peut s'en relever, mais il est quand même plus facile et moins douloureux de faire les choses dans le bon ordre. Celui qui pour l'étudiant qui, contrairement à toi Alexia, ne s'est pas renseigné, ne va pas sembler logique.

(18 May, 05:56) Gáspár ♦

Merci beaucoup pour votre avis, Camille ! Puis-je également vous demander un aperçu de votre parcours ? (Comme je l'expliquais plus haut en réponse à Gaspar, lire des "témoignages" d'anciens étudiants qui ont réussi s'avère très éclairant et ouvre la voie à nombre de pistes de réflexion).

En outre, et vous mentionnez ce "problème" tous les deux, Gaspar et vous, s'engager dans un premier Master pour ensuite seulement pouvoir entamer celui en interprétation a son coût. Heureusement, le système universitaire belge est loin d'être des plus onéreux, mais s'il s'agit d'aller étudier à l'étranger, cela devient parfois une autre paire de manches. Dans mon cas, je pourrais me tourner vers l'Allemagne, où les frais universitaires sont très faibles (en tout cas, c'est le constat que j'ai pu faire lors de mon séjour Erasmus - après, j'ignore s'il en va de même pour les étudiants "étrangers" qui décident de suivre une formation en Allemagne en tant qu'étudiant régulier). Seulement, cela signifierait aussi trouver un logement (moi qui ai l'avantage [ou l'inconvénient, tout est relatif] d'habiter encore chez mes parents) et engendrerait sans doute des frais auxiliaires. Surtout que les étudiants ne sont couverts par les allocations familiales que jusqu'à 25 ans (après, peut-être existe-t-il d'autres mécanismes d'allocations/de subsides). Par chance,dans mon cas, "je m'en sortirais" puisque je vais normalement finir mon bachelier et entamer mon Master (peu importe lequel) à 20 ans (ce qui me permettrait, si tout se passe bien, d'en finir deux avant d'atteindre "l"âge fatidique" des 26 ans). À discuter donc, en concertation avec les parents, qui, comme Gaspar le soulève(à très juste titre), aiment voir leur enfant achever sans accrocs un parcours universitaire en 5 ans (mais aiment aussi les voir réussir dans la vie et peuvent parfois comprendre que cela implique d'autres sacrifices). :)

(18 May, 07:08) Alexdegal

Heureusement, le système universitaire belge est loin d'être des plus onéreux, mais s'il s'agit d'aller étudier à l'étranger, cela devient parfois une autre paire de manches.

Pour paraphraser Coluche... C'est l'histoire d'un mec qui cherche ses clés sous un lampadaire. Question : pourquoi sous un lampadaire ? Réponse : pas parce qu'il les a perdues là, mais parce que c'est le seul endroit éclairé de la rue.

Ca te fait une belle jambe d'avoir le confort d'études presque gratuites et la logistique qui va avec. La question n'est pas tant de savoir si c'est peu cher, mais si c'est un bon investissement.

Chercher sous le lampadaire en est un mauvais, puisque ça destine à l'échec, à même titre que de se faire former dans une école qui ne te permet pas d'acquérir les langues requises pour parvenir à ton objectif.

Le prix à payer, que ce soit un emprunt ou en bossant à côté, d'une mobilité à l'étranger n'est pas cher. C'est un investissement de départ qui te démarquera de la concurrence. Ne pas investir, c'est le meilleur moyen de ne pas dépenser, certes... mais ne pas investir, ce serait aussi l'assurance de ne jamais avoir de retour sur investissement.

Devenir interprète de conférence n'est pas à la portée de tous. Non pas que les compétences soient tant inaccessibles, que le nombre de personnes disposé à faire l'effort de les acquérir et oser sortir des sentiers battus est faible. Tu seras en concurrence avec des gens qui auront grandi avec 2-3 langues à la maison dès leur plus jeune âge. Ce n'est pas un semestre en Erasmus qui te permettra de faire le poids.

Pars en Allemagne, passe du temps au Pays-Bas, puis une fois les langues consolidées, si ton désir professionnel est resté inchangé, alors enchaîne sur un MA en interprétation.

(22 May, 10:33) Gáspár ♦
1

Mon parcours est tout à fait banal : j'ai grandi dans un milieu purement francophone, et me suis lancée dans un Master en interprétation directement après le Bachelier, avec l'allemand et l'anglais en langues C. Après l'obtention de mon diplôme, j'ai dû ajouter l'anglais en langue B et le néerlandais en 3eme langue C, puisque ma combinaison ne me permettait pas de travailler. Je suis diplômée depuis 2014 et je suis encore en train de peaufiner ma combinaison linguistique. Donc si c'était à refaire, je ferais tout autrement :)

(22 May, 10:47) Camille Collard

La formation y est-elle réellement meilleure qu'à l'ISTI ?

Y'a pas photo. Demande aux M1 et M2 de l'ISTI comment c'est d'avoir un prof qui tente de lire un discours en même temps qu'il t'écoute, faute de labo d'interprétation à la pointe... et là, on parle des chanceux qui auront trouvé une place dans l'une des quatre cabines de l'audiwat, alors que les groupes comptent bien plus d'étudiants que ça.

Les deux dernières personnes à avoir réussi à entrer à l'UE en sortant de l'ISTI et qui ont pu y travailler régulièrement par la suite ont été diplômées en 2010 et 2011. Depuis, c'est zéro.

Si tu vises l'UE avec le NL ou l'ES en plus de EN & DE, mieux vaut avoir fait Genève, vois plus bas.

Si tu vises le marché privé suisse, tant soi peu que tu acquières une combinaison qui t'y rende employable, c'est aussi Genève.

Les diplômés de Genève travaillent-ils en Belgique ou restent-ils sur le marché onusien ou suisse ?

Les trois, suivant la combinaison. Les anglais/russe partent généralement à New York le temps de quelques années. Nous avons des collègues sortis de l'ETI, l'un d'entre eux fait partie des cinq derniers accrédités UE ces deux dernières années (trois de Paris, un de Genève, un de l'ex-Marie Haps).

En bref, laquelle des deux formations offre le plus de chances de faire un jour carrière dans les organisations internationales, où le recrutement ne s'opère de toute façon pas sur base de la faculté d'origine de l'étudiant mais sur base de compétences évaluées lors de tests d'accréditation (même si, je le répète, je sais que je ne peux compter sur une carrière dans les institutions et qu'il existe d'autres marchés pour les interprètes) ?

Détrompe toi : Une réputation n'est pas liée au hasard. Si Genève est sur toutes les lèvres, ce n'est pas pour rien. Les recruteurs des organisations internationales ont une encore meilleure connaissance de la qualité des formations qui existent, puisqu'ils auront vu défiler des centaines de candidats. Ce ne sera donc pas juste un préjugé, mais une expérience empirique solide qui ne sera pas sans conséquences :

Aujourd'hui, alors que la demande n'augmente pas à proportion du nombre de gens voulant être testés (4 écoles francophones en Belgique, 3 en France, plus une dizaine d'autres sur le continent), on invite en priorité les diplômés des écoles qui ont fait leur preuves, qui respectent les meilleures pratiques en matière d'enseignement et qui le font savoir dans l'annuaire des écoles (l'ISTI n'y figure pas, l'ETI oui) et qui ont un label qualité comme l'EMCI (l'ETI oui, l'ISTI non).

Organiser un test demande énormément de moyens financiers et humains. On préfère puiser dans un vivier de diplômés qui ont de bonnes chances de réussir, compte tenu du niveau requis par l'école, tant pour y entrer qu'en sortir avec un diplôme. L'ISTI et les écoles belges francophones en général souffrent de cette faiblesse fatale de ne pas pouvoir sélectionner les étudiants à l'entrée du MA, avec un niveau de cours qui inévitablement se laisse influencer par les éléments les plus faibles, et non les plus forts.

Une dernière remarque, et pas des moindres :

Si tu finis tout juste ta BA3 à peu ou prou 21 ans, l'élement déterminant dans ta réussite va être de ne pas courir. Pars faire une MA en sciences po ou en droit à l'étranger, consolide tes langues, vois du pays, améliore ta culture G, obtiens une première expérience professionnelle dans un autre domaine.

Ces acquis amélioreront tes chances d'être admise dans une bonne école (pense aussi à Paris, l'ESIT ou l'ISIT, outre Genève), de prendre plaisir et tirer pleinement parti de la formation qui t'y sera offerte, et t'armeront de ce je ne sais quoi indispensable pour être à la hauteur pour un début de carrière dans la profession.

Les quatre petits nouveaux à l'UE ont entre 27 et 30 ans. Ils ont tous fait leur bout de chemin. C'est d'autant plus important si ta combinaison actuelle n'est pas encore suffisante pour prétendre à ton objectif. Si tu n'ajoutes ta troisième langue qu'après le MA d'interprétation, tes efforts auront été inutiles : c'est comme un entraînement sportif à haut niveau, que tu arrêterais pendant quelques années (le temps de rajouter ta troisème langue), avant de tenter de remporter le podium aux jeux olympiques. Tu auras oublié la technique, perdu ton endurance. Et comme beaucoup d'autres, il est probable qu'entre ton loyer à payer et les imprévus de la vie, tu n'arrives jamais à revenir à l'interprétation.

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answered 17 May, 11:09

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Gáspár ♦
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edited 17 May, 11:31

Bonsoir Gaspar,

Merci de tout coeur pour votre réponse extrêmement détaillée, qui a largement dépassé mes attentes !

Si je comprends bien, ma question n'est donc presque pas justifiée : point de salut pour une étudiante qui souhaite entamer un Master en interprétation à 20 ans. Mieux vaudrait en fait changer complètement d'orientation et étudier dans un autre domaine (voire faire peut-être d'une pierre deux coups en étudiant à l'étranger) avant de revenir vers l'interprétation (et, si je comprends tout à fait, dans une autre faculté que l'ISTI, qui ne répondrait pas aux nouvelles attentes du marché) ? Même commencer par un Master en traduction pour revenir après vers l'interprétation n'aurait que peu de sens ?

Je me permets alors de pousser la question plus loin : Sans vouloir être indiscrète (loin de moi cette idée), quel parcours avez-vous vous-même effectué ? En outre (et vous penserez peut-être qu'il faut que je me sorte absolument l'ISTI de la tête), connaissez-vous tout de même des anciens "istiens" qui "ont réussi" malgré tout ? À quel prix ? (Je pose tout de même la question, m'interrogeant sur l'intérêt qu'aurait l'ISTI à continuer de former des interprètes si c'est de toute façon pour les envoyer au "casse-pipe").

Quoi qu'il en soit, je vous remercie encore pour votre réponse qui, malgré elle, sème un doute encore plus grand dans mon esprit.

(17 May, 13:44) Alexdegal
  1. Pour le choix du master pour tuer le temps et apprendre tous azimuts : je déconseillerais un MA en traduction, pour deux raisons. La première, c'est que les bons programmes pour francophones sont dans des pays francophones. On n'enrichit alors pas ses langues étrangères. Aussi, se concentrer sur des techniques de traduction et principalement sur la langue cible, dans l'unique but d'aquérir une méthodologie de travail ne te donnera qu'un Ersatz d'apprentissage et d'expérience culturelle. Les diplômés d'un MA de traduction qui s'aventurent à faire ensuite un MA d'interprétation ne m'ont jusque là pas bluffées par leur longueur d'avance en culture étrangère ou en maîtrise de la langue, comparé à leurs camarades qui ne sont pas passés par ce détour. Un collègue, enseignant de l'ESIT le dit mieux que moi (et se trouve aussi mieux placé pour le faire) : http://interpreting.info/questions/3648/etudes-post-lycee-llce-double-diplome-prepa/3674 http://interpreting.info/questions/11091/lea-ou-prepa-litteraire/12709

  2. Pour mon parcours : Scolarité bilingue et premier quart de siècle à cheval sur trois pays. Quatroze années passées en Allemagne. Hongrois, langue parlée depuis la naissance à la maison. Anglais, appris au fil des années, à force de ne regarder films et séries qu'en cette langue. Je n'ai découvert l'existence de la profession d'interprète qu'à 25 ans et j'ai été diplômé à 26. C'était une réorientation tardive et fortruite, après six années d'études bilingues de droit. J'ai commencé à l'UE avec mes trois langues, après une formation minimaliste en interprétation. A 27 ans, j'étais le bébé du service.

  3. Success stories de l'ISTI : la même année que moi (2012), sortaient Maxime M. et Ariane S., tous deux avec anglais/russe. Leurs noms doivent encore résonner dans les bâtiments. Ce sont à ma connaissance les derniers à être sortis de l'ISTI sans avoir du améliorer leur combinaison après le diplôme et ne pas trop avoir connu de galères en début de carrière.

(17 May, 18:02) Gáspár ♦
  1. D'accord Gaspar, merci beaucoup. À moi donc désormais de trouver un domaine qu'il me plairait d'étudier ou d'approfondir, si possible dans un pays étranger. Je suppose alors que les plus "porteurs" sont le droit, l'économie ou les sciences politiques ? Pensez-vous alors qu'il soit intéressant d'aller étudier ("quoi que ce soit") au Pays-Bas, où beaucoup de cours se donnent en anglais mais que la vie se fait en néerlandais (sachant que j'ai étudié le néerlandais pendant toute ma scolarité [donc 12 ans] et que c'est une langue que j'aimerais un jour reprendre, même si j'ignore tout de son "utilité" dans le milieu de l'interprétation) ? Toutefois, peut-être vaudrait-il mieux que je me concentre sur l'allemand avant de "faire joujou" avec d'autres langues ? Rha, trop de remise en question...

  2. Je vois, je suis bien loin de tout ça...! Merci beaucoup en tout cas, c'est assez éclairant de lire les parcours des uns et des autres.

  3. Je vous avoue ne jamais avoir entendu leurs noms, mais le fait que je ne sois "qu'en bachelier" en est peut-être l'explication. Un tout grand merci encore.

Dernière question (ou peut-être pas, qui sait) : concernant cette admission à Genève, cela vaut-il quand même la peine que je présente la deuxième salve d'épreuves (les oraux de juin) pour me faire une idée des exigences d'une telle formation ou cela ne fera-t-il que me donner un "avant-goût un peu amer" d'une formation que je ne devrais de toute façon pas entamer tout de suite ?

(18 May, 06:53) Alexdegal
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concernant cette admission à Genève, cela vaut-il quand même la peine que je présente la deuxième salve d'épreuves (les oraux de juin) pour me faire une idée des exigences d'une telle formation

Oui, oui et encore oui. Déjà, pour voir à quoi ressemble le test, que tu n'es en rien sûre de réussir. Pour écouter les avis du jury et, que tu réussisses ou non, voir ce qui doit encore être amélioré. Pour voir à quoi ressemble l'université. Pour te projeter dans l'avenir, même si ce n'est pas pour tout de suite.

(22 May, 10:38) Gáspár ♦

Épreuves orales présentées à Genève hier... Verdict le 30 juin ! :)

(23 Jun, 02:44) Alexdegal

Admise à Genève !

(30 Jun, 03:35) Alexdegal
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question asked: 17 May, 06:40

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last updated: 30 Jun, 03:35

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